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Barbares civilisés et plein d'idées


Jeudi 2 Avril 2015




Sous l’appellation « Barbares », qu’ils ne sont pas, des entrepreneurs, des startupeurs, des indépendants, des salariés partagent un même idéal : celui de changer le monde.


C’est ambitieux. C’est optimiste, enthousiaste et plein d’allant. Cette semaine, les « Barbares » se sont retrouvés à Paris. Loin de l’être, ces entrepreneurs, ces fondateurs de start-up, ces cadres en entreprise ou ces freelances partagent un même souhait. Celui de changer le monde. À la manière d’un think thank, ils échangent leurs visions décalées mais constructives, débarrassées des conventions. Pour eux, l’avenir réside dans de nouveaux modèles d’entreprise, d’organisation du travail, dans le travail collaboratif. On pourrait les qualifier d’innovateurs, certains se décrivent comme des « débureaucratiseurs. »
 
Des trublions dans tous les cas, mais ultra motivés. Ils ont le désir de changer la France. Pour ce faire, ils maîtrisent parfaitement les outils numériques. Loin des prévisions des déclinologues de tout poil, ce ne sont pas de doux dingues, mais « des innovateurs radicaux, des entrepreneurs qui s'emparent des nouvelles possibilités scientifiques et techniques pour en faire quelque chose d'inédit. Parce qu'ils viennent de l'extérieur, parce qu'ils ne se soucient pas des conventions habituelles, parce qu'ils parlent une autre langue », explique Antoine Brachet, à l’origine du mouvement.
 
Cette semaine, 200 d’entre eux se sont donc retrouvés à Paris. Une façon concrète de faire connaissance, après des contacts essentiellement virtuels échangés sur Facebook. Ils ont entre 30 et 45 ans, et surtout, ils veulent débloquer le système, le bousculer. Les profils sont variés. Certains défendent une science citoyenne, d’autres, la démocratie participative, l’économie collaborative ou l’innovation sociale. Dans tous les cas, ils  veulent s’affranchir des conventions propres à l’etablishment, comme autant de freins, libérer les entreprises… Bon nombre d’entre eux ont travaillé par le passé dans de grands groupes. Mais il ont sauté le pas, sont partis, en faisant  leur job out comme on fait son coming out.
 
À l’origine, le mouvement des « 100 barbares » s’est constitué sur Facebook, sous l’impulsion, entre autres, d’Antoine Brachet : un sondage de l’Institut Choiseul a mis le feu aux poudres. L’année dernière, il désignait les « 100 Français de moins de 40 ans qui feront le monde de demain. » Las, parmi ces 100 Français sensés débloquer le pays, figuraient pour la plupart des héritiers, des énarques, des financiers, des fils et filles de, à l’image de Yannick Bolloré ou de Delphine et Antoine Arnault. Pas de « vrais » gens comme Antoine Brachet et ses amis. Pour ces derniers,  les personnes ayant le pouvoir de changer la France ne sont pas issues des élites traditionnelles, de l’aristocratie financière ou de celle des affaires. Mais justement, ces barbares capables d’anticiper le monde de demain.
 

Béatrix Foisil-Penther
Journaliste, rédactrice, conceptrice, auteur et literary scout. En savoir plus sur cet auteur



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