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Tendances

Le geste écolo, acheter en vrac


Vendredi 20 Novembre 2015




À Paris, la chaîne Biocoop teste actuellement un magasin unique en son genre, où tout se vend en vrac.


Des graines, des céréales et des légumineuses dans des distributeurs, des biscuits en vrac dans des bocaux en verre, des pyramides de pains de savons, du vin tiré d’un tonneau, des produits d’entretien vendus au litre… Le point commun entre tous ces produits ? Ils sont bio, mais surtout, ils n’ont pas d’emballage. « Les produits s’emballent à la demande, dans des récipients que l’on apporte », rapporte le site du Nouvel Obs. Ce concept 100% vrac est actuellement testé dans le dixième arrondissement de Paris, pour une durée de deux mois, dans un magasin du réseau Biocoop. En France, c’est le premier magasin « 100% bio et 100% sans emballage », précise Le Nouvel Observateur. Aujourd’hui épiphénomène, cette tendance va forcément se généraliser dans les années qui viennent.
 
Pour Claude Gruffat, président de Biocoop, l’idée est de « limiter au maximum les déchets et les déplacements. Et là on va jusqu’au bout de la démarche : plus de courses en voiture, zéro déchet  !  » Certes. Quant aux courses sans voiture, c’est sans doute s’avancer que de penser que personne ne vient motorisé remplir son panier « en vrac. »  Ce qui est sûr en revanche, est que le vrac est  bien meilleur marché que les produits avec emballage. Et c’est logique. « On fait en sorte que les produits soient aussi moins chers. C’est une réelle volonté politique de notre part. On peut aller jusqu’à 30 % de baisse de prix sur certains produits », explique Claude Gruffat au Nouvel Observateur.
 
Si le groupe Biocoop vend en vrac depuis longtemps, le magasin pilote de la rue du Château d’eau à Paris, vend 100% en vrac. Avant de se généraliser, il doit faire ses preuves. Car ses références sont réduites : 260 contre 1 500 dans une supérette classique. « On va vérifier si cela tient économiquement », dit donc le président du réseau coopératif. Autre bémol : le nombre d’employés. Car pour emballer à la demande un kilo de lentilles, il faut du personnel. En l’occurrence, huit salariés et pas mal de grains qui tombent par terre, donc des pertes. Dans tous les cas, le concept est à saluer. Il a deux mois pour s’améliorer. En attendant, on peut parier que ce modèle va prendre. D’ailleurs, chez Auchan, les nouveaux épiciers Day by Day sont également sur le créneau. La tendance s’amorce.

Béatrix Foisil-Penther
Journaliste, rédactrice, conceptrice, auteur et literary scout. En savoir plus sur cet auteur



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