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Louis Vuitton : la célébration du monogram


Mercredi 4 Juin 2014




Icône et Iconoclastes. C’est le projet original initié par Louis Vuitton pour célébrer son Monogram. La marque de luxe a invité six artistes connus pour leur génie créatif afin de le revisiter.


Louis Vuitton : la célébration du monogram
Pour ceux qui l’auraient oublié, Louis Vuitton, est avant tout un malletier. La maison a été fondée en 1854, avant de devenir un maroquinier de luxe, et depuis les années 2000, la marque de prêt-à-porter Femme et Homme, que l’on sait.
 
Même si la marque française véhicule quelque chose d’intemporel, et son monogram LV avec, elle flirte depuis des années avec l’art contemporain et l’avant-garde. Elle n’a pas hésité à faire revisiter ses sacs par les artistes japonais Yayoi Kumasa, Takashi Murakami ou l’Américain Stephen Sprouse, à grands coups de peinture vive, à la manière du street-art, ou du tag.
 
Aujourd’hui, à l’occasion de son 160 ème anniversaire, la marque de luxe entend bien célébrer son monogram. Pour se faire, sous la houlette de Delphine Arnault, la directrice générale adjointe de Louis Vuitton, et Nicolas Ghesquière, directeur artistique de la maison depuis janvier, et transfuge de Balenciaga, à qui il a redonné ses lettres de noblesse, la marque a invité six créateurs. Leur objectif est de repenser la toile, ou le cuir emblématique, en imaginant un sac à mains ou un bagage.
 
Ce projet, savamment appelé « Icône et Iconoclates », rassemble pêle-mêle, par l’intermédiaire de personnalités accomplies, toutes les disciplines de la création : des couturiers, comme Karl Lagerfeld, sont donc invités à plancher sur le monogram, le chausseur Christian Louboutin, la photographe Cindy Sherman, l’architecte Franck Gehry, le designer Marc Newson et Rei Kawakudo, la bouillonnante styliste de Comme des Garçons, « des talents exceptionnels », précise Delphine Arnault dans un communiqué.

Sur fond d’innovation et d’audace, ces six artistes ont donc créé une collection inédite. On pourra trouver ces pièces uniques à partir d’octobre prochain, dans certaines boutiques de la marque, à condition de bien vouloir débourser entre 2 000 et 4 000 euros. C’est bien connu, le monogram n’a pas de prix… Et cette fois-ci, s’il est intemporel, les frontières du classicisme ont apparemment été repoussées.

Béatrix Foisil-Penther
Journaliste, rédactrice, conceptrice, auteur et literary scout. En savoir plus sur cet auteur



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