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Risques sanitaires : des​ cosmétiques dangereux


Mélanie Sagan
Mercredi 19 Avril 2017




L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient de demander la suppression de deux antirides du marché. Les deux produits « anti-âge » commercialisés par le labo Promicea étaient vendus comme des cosmétiques alors qu’il s’agirait en fait de médicament. Ils présenteraient en outre des risques d’effets secondaires non négligeables.


Source : Pixabay, image libre de droits
Source : Pixabay, image libre de droits
Qu’est-ce que nous mettons sur notre peau ? Si la vigilance est de plus en plus de mise pour savoir ce que contiennent les produits de beauté, l’actualité nous rappelle très régulièrement que l’on devrait être plus méfiants. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient en effet de supprimer deux sérums « anti-âges » du marché. Les deux produits commercialisés par le laboratoire Promicea étaient présentés comme des cosmétiques alors qu’ils présentent en fait des caractéristiques de médicaments…
 
« Ce non-respect des règles fixées par l’ANSM vaut déjà une suspension en soi ; mais l’affaire ne s’arrête pas là. En vendant ses sérums comme produits cosmétiques, Promicea n’a pas réalisé d’évaluation du rapport bénéfice/risque. Or, la pravastatine et l’alendronate de sodium sont tous deux des médicaments, indiqués respectivement dans l’excès de cholestérol et l’ostéoporose » raconte le site spécialisé Pourquoi Docteur .
 
Pire, les deux substances sont connues pour présenter des risques sur la santé avec des effets secondaires multiples. « Le laboratoire ne l’ignore pas, puisqu’il déconseille les sérums aux femmes enceintes et allaitantes. Et les effets indésirables associés aux principes actifs sont larges : troubles gastro-intestinaux, réactions cutanées, troubles du système immunitaire… La liste est longue » continue l’article.
 
L’aspect purement réglementaire ne doit pas encourager à prendre à la légère la décision de l’ANSM. Utiliser un médicament pour agir sur les rides, c’est quasiment considérer que l’âge est une maladie. Une conception de la beauté et de la fuite en avant sur laquelle les laboratoires de produits cosmétiques surfent allégrement. Promicea a en effet répondu de manière bien originale à cette interdiction « Il ne pourra pas non plus les distribuer à titre gratuit ou les fabriquer tant qu’il n’est pas rentré dans le rang. Mais le laboratoire se montre plutôt optimiste sur son site, puisqu’il précise que les sérums seront « bientôt disponibles » » conclue Pourquoi Docteur.




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