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Législatives 2024 : les batailles internes de la droite française


Adélaïde Motte
Jeudi 13 Juin 2024





À l'approche des élections législatives de 2024, la droite française traverse une période de turbulences politiques marquée par des alliances, des exclusions et des dissensions internes.


Le Rassemblement National et Les Républicains : une alliance fragile

Le président des Républicains, Éric Ciotti, a tenté de nouer une alliance stratégique avec le Rassemblement National, espérant ainsi unifier les forces de la droite. Cependant, cette initiative a été rapidement contestée par les cadres du parti LR. Selon une déclaration officielle du parti, « nous avons très largement recueilli plus du quart des signatures des conseillers nationaux LR, démontrant que les cadres, les militants et les adhérents ne cautionnent pas un accord avec le RN ». Cette opposition a conduit à la convocation d'un bureau politique pour valider l'exclusion d'Éric Ciotti, qui a dénoncé un « coup de force » et a saisi le tribunal judiciaire pour contester cette décision.

Pour le moment, un seul candidat LR sortant soutient cette alliance avec le RN et pourrait donc se présenter sous la bannière du Rassemblement des droites, soit beaucoup moins que les dizaines annoncées par le Rassemblement National. Éric Ciotti, malgré son éviction, persiste à se battre contre ce qu'il considère comme une décision non statutaire, marquant ainsi une étape clé dans les relations tumultueuses entre LR et RN.

La crise chez Reconquête : exclusions et nouvelles stratégies

La situation est tout aussi complexe du côté de Reconquête. Éric Zemmour a exclu quatre des cinq députés européens du parti, soit Marion Maréchal, Guillaume Peltier, Nicolas Bay et Laurence Trochu. Ces exclusions font suite à leur soutien public à une union nationale avec le RN, alors que le Rassemblement National avait indiqué ne pas vouloir d'une alliance directe ou indirecte avec Éric Zemmour. Dans une interview sur BFMTV, Éric Zemmour a accusé Marion Maréchal d'avoir « battu le record du monde de la trahison » en rejoignant un accord entre Éric Ciotti et le RN.

Marion Maréchal, désormais exclue, a déclaré qu'elle ne serait pas candidate aux législatives, bien qu'elle continue de soutenir l'idée d'une union des droites pour contrer Emmanuel Macron. Elle a insisté sur le fait qu'elle n'avait pas rejoint le RN et qu'elle ne cherchait pas une investiture législative « par cohérence ». Reconquête, de son côté, cherche à proposer des candidats pour les élections, tout en envisageant de les retirer si un accord avec le RN est trouvé.




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