Entre la fête du Travail, la commémoration du 8 mai, l’Ascension et le lundi de Pentecôte, le calendrier de mai 2026 promet plusieurs pauses dans le monde du travail. Mais derrière ces périodes de repos, tous les salariés ne sont pas logés à la même enseigne : certains peuvent subir une baisse de rémunération.
Les jours fériés ne garantissent pas toujours le maintien du salaire
En France, le calendrier officiel compte 11 jours fériés légaux. Contrairement à une idée répandue, ils ne sont pas tous automatiquement payés pour l’ensemble des salariés.
Dans de nombreuses entreprises, lorsqu’un jour férié est chômé, les salariés continuent de percevoir leur salaire habituel. Mais cette protection dépend de plusieurs critères.
Le Code du travail prévoit notamment une condition d’ancienneté. Pour bénéficier du maintien du salaire lors d’un jour férié non travaillé, le salarié doit généralement justifier d’au moins trois mois de présence dans l’entreprise.
Sans cette ancienneté, un employeur peut légalement ne pas rémunérer cette journée lorsque l’activité est interrompue.
Une exception importante existe toutefois : le 1er mai. Cette date est la seule journée obligatoirement chômée dans la plupart des secteurs. Si un salarié travaille ce jour-là, il doit percevoir une rémunération doublée.
Les travailleurs les plus concernés par les pertes de revenus
Dans la pratique, certaines catégories de salariés sont plus exposées au risque de perte de salaire pendant les jours fériés.
Les personnes récemment embauchées sont les premières concernées, car elles ne remplissent pas toujours la condition d’ancienneté nécessaire pour être payées lors d’un jour férié chômé.
Les salariés à temps partiel peuvent également être touchés. Si le jour férié tombe un jour où ils ne travaillent pas habituellement, aucune rémunération spécifique n’est prévue.
D’autres statuts peuvent aussi être concernés, notamment les travailleurs rémunérés à la tâche ou certains salariés dont la rémunération dépend directement des heures effectivement travaillées.
Autre élément souvent méconnu : travailler un jour férié ne signifie pas forcément gagner plus. En dehors du 1er mai, la loi ne prévoit pas de majoration obligatoire. Une augmentation de salaire dépend donc généralement d’une convention collective ou d’un accord interne à l’entreprise.
Un mois de mai 2026 riche en jours fériés
Le printemps 2026 comporte plusieurs jours fériés rapprochés, ce qui multiplie les possibilités de ponts et de week-ends prolongés.
Le calendrier comprend notamment :
- le vendredi 1er mai
- le vendredi 8 mai
- le jeudi 14 mai pour l’Ascension
- le lundi 25 mai pour la Pentecôte
Ces dates peuvent permettre d’organiser des week-ends de trois ou quatre jours lorsque les entreprises accordent un pont.
Cependant, lorsque ces journées ne sont pas travaillées et que le salarié ne remplit pas toutes les conditions prévues par la loi ou par la convention collective, la rémunération peut être affectée.
Des règles encore mal connues des salariés
Chaque année, les règles liées aux jours fériés suscitent des interrogations. Beaucoup de salariés pensent qu’ils sont automatiquement payés, quelle que soit leur situation.
En réalité, plusieurs éléments peuvent influencer la rémunération : l’ancienneté, le type de contrat, le temps de travail ou encore les accords d’entreprise.
Pour éviter les mauvaises surprises, il est généralement conseillé de consulter la convention collective ou les règles internes de son entreprise. Ces documents précisent souvent les conditions de paiement des jours fériés et les éventuelles majorations.
©speedylife
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