Maria Callas, la légende de l’opéra, revit sous les traits d’Angelina Jolie dans Maria, le nouveau biopic de Pablo Larraín. Un film qui plonge dans les derniers jours de la cantatrice, entre solitude et souvenirs.
Maria Callas, une icône éternelle revisitée par Pablo Larraín
Le 5 février 2025, Maria sort dans les salles obscures, offrant une immersion dans les derniers jours de la diva Maria Callas. Réalisé par Pablo Larraín, déjà aux commandes des biopics Jackie et Spencer, le film s’éloigne des clichés du biopic traditionnel pour un portrait plus introspectif. Ici, pas de montée en gloire, mais une descente élégante et tragique dans l’isolement de l’icône disparue.
Le film se concentre sur une semaine décisive : les derniers jours de Maria Callas, recluse dans son appartement parisien de l’avenue Georges-Mandel, en 1977. Entourée de son majordome et de sa gouvernante, elle erre entre souvenirs glorieux et regrets. Angelina Jolie incarne une Callas hantée par son passé.
Angelina Jolie : un pari audacieux pour incarner la Callas
Était-elle le choix idéal pour incarner la diva grecque ? À cette question, les critiques restent partagées. Si on ne peut retirer à son interprétation l’élégance et la rigueur, sa performance est parfois trop contenue. Elle est cependant pleinement engagée dans un rôle exigeant, où chaque regard, chaque geste trahit le poids du destin.
Cependant, là où Jackie et Spencer mettaient en avant une Natalie Portman et une Kristen Stewart capables de se fondre dans leur personnage, Angelina Jolie, icône du star system, peine parfois à faire oublier son propre mythe pour celui de Callas.
Un film qui interroge le mythe et la solitude de Callas
Maria ne raconte pas la carrière flamboyante de la cantatrice, mais sa fin de vie mélancolique. Un choix qui peut déconcerter. Loin des fastes de la Scala de Milan ou des triomphes au Metropolitan Opera de New York, le film nous plonge dans un quotidien morne, rythmé par les souvenirs d’un amour perdu : Aristote Onassis.
La mise en scène est volontairement froide, épurée, jouant sur des couleurs désaturées et des cadres fixes qui enferment la diva dans sa solitude. La Callas de Larraín est une femme brisée, qui rêve de retrouver sa voix mais n’a plus personne pour l’entendre. Cette approche, si elle manque parfois d’émotion brute, donne au film une dimension fantomatique fascinante.
©speedylife
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