Le 18 février 2026, plusieurs médias ont confirmé que la Fondation 30 Millions d’Amis avait engagé un recours devant le Conseil d’État. En cause : l’application jugée insuffisante de l’interdiction de vente de chiens et chats en animalerie. Alors que la loi de 2021 visait à mettre fin aux achats impulsifs et à mieux protéger les animaux, le débat ressurgit avec force.
Animalerie : la vente de chiens et chats interdite depuis 2024
Depuis le 1er janvier 2024, la vente de chiens et de chats en animalerie est officiellement prohibée. Cette mesure découle de la loi contre la maltraitance animale adoptée en 2021. Son ambition était double : réduire les abandons et responsabiliser les futurs propriétaires. L’idée était de mettre fin à l’exposition de chiots et de chatons en vitrine, souvent achetés sur un coup de cœur.
Selon Les Dernières Nouvelles d’Alsace, cette interdiction est bien entrée en vigueur à la date prévue. En théorie, donc, aucune animalerie ne devrait plus vendre de chiens ou de chats. Pourtant, dans la pratique, le paysage semble moins clair. Un délai d’adaptation avait été évoqué pour permettre aux professionnels de se conformer aux nouvelles règles. Toujours selon la même source, un délai initial de 6 mois aurait été prévu. Par la suite, un report d’un an et demi aurait été mentionné, ce qui repousserait certaines échéances à juillet 2027.
Animalerie : des ventes encore constatées, au grand jour
Ce qui choque aujourd’hui, c’est que la vente de chiens et chats en animalerie ne serait pas totalement arrêtée. Selon TF1 Info, ces ventes seraient encore pratiquées « dans au moins une dizaine de boutiques » en France. Le média évoque des images tournées en caméra cachée par l’association. Cette dernière, de son côté, affirme avoir également analysé 70 annonces liées à ces ventes. D’après son communiqué du 16 février 2026, les 70 annonces présentaient des irrégularités. Il s’agirait d’informations obligatoires absentes, d’âges inexacts ou de numéros d’identification manquants. Autrement dit, non seulement la vente de chiens et chats en animalerie se poursuivrait, mais elle s’accompagnerait de manquements réglementaires.
Plus troublant encore, certaines animaleries proposeraient des achats en ligne. « Des achats peuvent être réalisés sans un conseil préalable, sans une rencontre de l’animal », affirme Lorène Jacquet, citée par TF1 Info. Pour une loi censée responsabiliser les familles, l’image est dérangeante. Cliquer, payer, récupérer. Comme pour un objet.
Face à ce constat, la Fondation 30 Millions d’Amis a décidé d’agir. Elle a saisi le Conseil d’État fin janvier 2026. Son objectif : contraindre l’État à faire respecter l’interdiction de vente de chiens et chats en animalerie.
©speedylife
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