Arnaque au kit de dépannage : ce que cache vraiment cette offre à moins de 3 euros

Les auteurs de ces messages n’hésitent pas à utiliser les noms de structures identifiées, comme le ministère des Transports ou la société Vinci Autoroutes.
Depuis les premiers jours de mai 2025, plusieurs plateformes de veille en cybersécurité signalent une recrudescence de messages frauduleux visant les automobilistes. L’alerte a été donnée par le compte Signal-Arnaques sur X (anciennement Twitter) le 4 mai, et relayée dans les colonnes de 20 Minutes le 6 mai 2025. Le message reçu par les internautes propose un « kit d’urgence pour voiture » ou un « kit de dépannage » pour moins de trois euros. L’offre se présente comme exceptionnelle, parfois accompagnée d’un prétendu sondage à remplir pour finaliser la commande. Le texte incite à cliquer sur un lien, présenté comme sécurisé.
Une fausse offre au nom d’organismes connus
Les auteurs de ces messages n’hésitent pas à utiliser les noms de structures identifiées, comme le ministère des Transports ou la société Vinci Autoroutes. Cette dernière a d’ailleurs réagi officiellement en publiant un message sur sa page Facebook le 29 avril 2025, affirmant qu’elle n’était en aucun cas à l’origine de ces messages, qu’aucune fuite de données n’avait eu lieu, et qu’une plainte avait été déposée.
Le kit mentionné dans les messages comprend généralement un triangle de signalisation, un gilet de sécurité réfléchissant, voire une trousse de premiers secours ou des câbles de démarrage. Autant d’éléments qui peuvent donner une apparence sérieuse et cohérente à la proposition, notamment auprès d’un public peu informé.
Un objectif clair : collecter vos données bancaires
L’article de 20 Minutes précise que l’objectif des escrocs est de récupérer les informations bancaires de l’utilisateur. Le lien mène à un faux formulaire dans lequel il est demandé à la victime de fournir ses coordonnées personnelles, puis ses informations de carte bancaire, sous prétexte de régler les frais de livraison.
Une fois les données collectées, celles-ci peuvent être utilisées pour effectuer des prélèvements bancaires non autorisés. Dans certains cas observés, les montants débités sont modestes, de manière à passer inaperçus. Aucune source ne donne de chiffres précis sur le nombre de victimes ou le volume des sommes détournées, mais plusieurs plateformes confirment que ces pratiques s’inscrivent dans une tendance plus large d’escroqueries numériques à faible coût d’entrée.
Comment reconnaître et éviter cette arnaque ?
Il est important de rappeler qu’aucun organisme public ne distribue de kits de sécurité routière à prix réduit via des campagnes par email. Si un message évoque une obligation légale et vous redirige vers un lien pour finaliser une commande, il faut immédiatement se méfier. Les signes à surveiller sont les suivants : promesse d’un produit gratuit ou presque gratuit, incitation à remplir un formulaire en ligne, demande de données bancaires pour valider un envoi. L’email peut aussi comporter des fautes de français ou utiliser des formulations floues.
Si vous avez fourni vos coordonnées bancaires à la suite d’un message de ce type, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition. Vous pouvez également signaler l’escroquerie sur la plateforme officielle signal-spam.fr, et déposer une déclaration sur la plateforme Perceval du ministère de l’Intérieur.





