Budget 2026 : ce qui va changer concrètement pour votre pouvoir d’achat

Publié le
Lecture : 2 min
adolescent, budget, argent, gestion, paiement, génération Alpha
Gestion du budget : la génération Alpha va dans le mur | Speedy life

Première mesure phare : l’année 2026 sera une « année blanche », sans revalorisation des pensions de retraite ni des prestations sociales.

Le Premier ministre François Bayrou a présenté, le 15 juillet 2025, un plan d’austérité visant à réduire le déficit public français dès 2026. Plusieurs mesures annoncées auront un impact direct sur le budget des familles françaises.

Voici ce qui pourrait changer si le Budget 2026 présenté est adopté tel quel à l’Automne 2025.

Gel des prestations sociales et des retraites

Première mesure phare : l’année 2026 sera une « année blanche », sans revalorisation des pensions de retraite ni des prestations sociales. Cela signifie concrètement que les allocations familiales, les aides au logement ou encore les pensions de retraite ne suivront pas l’inflation. Le pouvoir d’achat des bénéficiaires pourrait donc légèrement diminuer, en fonction du niveau d’inflation réel l’année prochaine.


Cette décision pourrait entraîner une baisse effective du pouvoir d’achat pour des millions de ménages si l’inflation dépasse les prévisions officielles d’environ 1%.

Gel des barèmes fiscaux : des impôts en légère hausse


Les barèmes de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée (CSG) resteront figés aux niveaux de 2025. Avec une inflation positive même modérée, cette mesure pourrait pousser certains ménages vers une tranche supérieure d’imposition, augmentant ainsi mécaniquement leurs impôts.

Par conséquent, les foyers se situant actuellement à la limite supérieure d’une tranche fiscale devront anticiper une hausse de leur fiscalité.

Modification de l’abattement fiscal pour les retraités

Les retraités, jusqu’ici bénéficiaires d’un abattement fiscal de 10% sur leurs pensions, verront cette déduction transformée en forfait annuel fixe, autour de 2000 euros. Concrètement, les retraités modestes devraient payer légèrement moins d’impôt, mais ceux dont les pensions sont supérieures à environ 20 000 euros annuels pourraient voir leur impôt légèrement augmenter.

Augmentation de la franchise médicale


La franchise médicale annuelle, qui correspond à la somme non remboursée par l’assurance maladie sur les médicaments et certains soins médicaux, sera doublée, passant de 50 euros à 100 euros.

Cette hausse entraînera une augmentation immédiate du reste à charge des assurés sociaux, en particulier ceux souffrant de maladies chroniques ou nécessitant des traitements réguliers.

Suppression envisagée de deux jours fériés

Le gouvernement envisage la suppression de deux jours fériés afin d’augmenter le temps de travail annuel. Cette décision pourrait impacter les familles, notamment en réduisant les possibilités de ponts ou de vacances en famille.

Instauration d’une contribution exceptionnelle sur les hauts revenus

Enfin, pour équilibrer l’effort demandé, une « contribution de solidarité » exceptionnelle sera introduite, ciblant exclusivement les foyers les plus aisés. Si cette mesure ne concernera directement qu’une minorité de Français, elle vise à rassurer les autres ménages sur le caractère équitable des efforts demandés par l’État.

Ces propositions feront l’objet de débats parlementaires animés durant l’automne 2025, avec des ajustements possibles avant leur entrée en vigueur effective prévue pour début 2026.

Laisser un commentaire