Carburant : bonne nouvelle pour les vacances de Pâques !

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Adieu au chèque carburant : le gouvernement le supprime
Carburant : bonne nouvelle pour les vacances de Pâques ! © Speedy life

Le litre de diesel est revenu à son plus bas niveau depuis trois ans, mais les prix restent supérieurs à ceux de 2019.

Pendant les vacances de printemps, les automobilistes français ont retrouvé un peu de légèreté à la pompe. Les prix des carburants reculent, offrant un répit bienvenu aux voyageurs du week-end pascal.

Un petit souffle d’air frais pour les portefeuilles des vacanciers

Entre bouchons, aires d’autoroutes bondées et embouteillages de retours, les traditionnelles vacances de Pâques ont gardé leur lot d’agacements. Mais pour une fois, un motif de satisfaction s’est invité dans les réservoirs : les prix du carburant ont baissé.

Au 11 avril 2025, juste avant le long week-end pascal, les tarifs officiels faisaient sourire les automobilistes :

  • Diesel : 1,5749 euro le litre
  • Sans-plomb 95-E10 : 1,6802 euro
  • SP95 : 1,7192 euro
  • SP98 : 1,7864 euro

Des niveaux nettement inférieurs à ceux de février, où certains pleins dépassaient encore les 90 euros pour une familiale. Cette fois, un plein de 50 litres de diesel revenait à 78 euros, contre près de 84 euros deux mois plus tôt. Un vrai mieux… surtout pour ceux qui ont roulé beaucoup.

La raison ? un prix du pétrole en chute libre

Le cours du Brent, référence européenne, est descendu sous les 70 dollars début mars, atteignant 68,33 dollars le 5 mars, soit environ 63 euros. Une conséquence directe de la stratégie de l’OPEP, qui a décidé de relâcher sa production à partir d’avril. Autre facteur de détente : les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, relancées par Donald Trump début avril, ont semé l’inquiétude sur l’avenir de la croissance mondiale. Moins de croissance, moins de demande en pétrole, et donc des prix en recul.

Certes, la détente à la pompe reste mesurée. Le litre de diesel est revenu à son plus bas niveau depuis trois ans, mais les prix restent supérieurs à ceux de 2019. Et les écarts entre stations demeurent importants : jusqu’à 15 centimes d’écart selon les enseignes, selon les relevés de prix-carburants.gouv.fr.

L’explication est connue : les taxes représentent 60 % du prix du litre, ce qui limite la transmission directe de la baisse du brut. Les distributeurs ajustent donc à leur rythme. D’ailleurs, Michel-Edouard Leclerc l’a reconnu sur BFMTV : « On n’est pas très loin, je vois déjà le gazole à 1,58 euro et je pense qu’on va rester à ce niveau-là pendant deux-trois mois ».

Et pour la suite des vacances ?

Difficile de savoir si cette embellie durera jusqu’à l’été. Si les tensions géopolitiques s’intensifient ou si l’OPEP décide de freiner à nouveau sa production, le baril pourrait remonter. Pour l’instant, les indicateurs sont à la stabilité. L’INSEE a noté une baisse de 5,8 % des prix de l’énergie en février sur un an, ce qui suggère un ralentissement durable. Les automobilistes croisent les doigts pour que les prochains grands départs – ceux de l’Ascension, de Pentecôte et des vacances d’été – bénéficient à leur tour de cet effet d’aubaine.

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