La France devient le premier pays européen à imposer l’ecoscore textile. Ce label environnemental va permettre de comparer l’empreinte écologique des habits que nous portons chaque jour. Grâce à une note claire, les consommateurs pourront enfin intégrer l’écologie dans leurs choix vestimentaires, au même titre que le prix ou la coupe.
Comment fonctionne ce nouvel affichage ?
Le principe est simple : derrière chaque vêtement, un calcul scientifique mesure son impact sur l’environnement tout au long de sa vie. Matières premières, fabrication, transport, lavage, fin de vie… tout est pris en compte. Résultat : une note en points, appelée ecoscore. Plus le chiffre est bas, plus le vêtement est respectueux de l’environnement.
Selon FashionUnited, un jean produit en France par la marque 1083 obtient 1 125 points, quand un jean de fast fashion monte à 4 435 points. Même constat pour les t-shirts : 443 points pour un modèle en coton bio de Petit Bateau, contre 1 005 pour un t-shirt en coton conventionnel. De quoi montrer noir sur blanc l’impact caché de nos achats. Comme pour les étiquettes énergie des frigos ou le Nutri-Score des paquets de pâtes, l’objectif est clair : rendre l’information lisible en un clin d’œil.
Quand verra-t-on ces étiquettes dans les magasins ?
Dès le 1ᵉʳ octobre 2025, les marques qui le souhaitent pourront afficher l’ecoscore sur leurs produits. Ce sera volontaire pendant un an. Puis, à partir d’avril 2026, l’affichage deviendra obligatoire. Et si une marque ne joue pas le jeu ? La loi autorise des tiers, comme les distributeurs ou même les associations, à publier le score à sa place. Concrètement, cela veut dire que d’ici 2026, il sera difficile pour une enseigne de se cacher derrière des slogans vagues sur sa “mode durable”. Les consommateurs auront enfin une base commune, objective et transparente pour comparer.
Aujourd’hui, on se fie surtout au prix, à la matière ou à la marque quand on achète un vêtement. Avec l’ecoscore, un nouveau critère s’ajoute : l’empreinte écologique. Cette information permet de se poser la bonne question : vaut-il mieux acheter deux t-shirts à bas prix au score élevé, ou un seul modèle plus cher mais bien meilleur pour l’environnement ? Ce nouvel outil peut aussi encourager à consommer moins, mais mieux. Plutôt qu’un jean bon marché qui devra être remplacé rapidement, choisir un vêtement plus durable avec un bon score revient à investir dans une pièce qui respecte davantage la planète.
©speedylife
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