Garde d’enfants : le crédit d’impôt sera maintenu en 2026

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Garde d’enfants : le crédit d’impôt sera maintenu en 2026 © Speedy life

Le gouvernement cherche 40 milliards d’euros d’économies, mais certains dispositifs sont jugés intouchables. C’est le cas de l’aide fiscale à la garde d’enfants, confirmée ce 10 juin 2025 par Amélie de Montchalin.

Garde d’enfants : une niche qui ne sera pas remise en cause

Pas de changement à prévoir sur l’avantage fiscal lié à la garde d’enfants. C’est le message transmis mardi 10 juin 2025 par Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, lors d’un entretien sur RTL. « Il y a deux sujets sur lesquels je crois que collectivement, nous voyons que ça marche et qu’il ne faut pas toucher : c’est tout ce qui touche à la garde d’enfants et c’est tout ce qui touche à l’accompagnement des personnes âgées », a-t-elle déclaré. Une prise de position claire, alors même que l’exécutif continue de chercher 40 milliards d’euros d’économies pour le budget 2026.

À ce jour, 26 métiers relevant des services à la personne donnent droit à un crédit d’impôt de 50 % des dépenses engagées. Un avantage fiscal coûteux, qui est aujourd’hui en cours de réévaluation. « Est-ce qu’au fond c’est le bon périmètre ? Est-ce que c’est un bon taux de remboursement ? », s’interroge la ministre, évoquant notamment les cours particuliers ou les activités sportives à domicile. L’objectif : recentrer le dispositif sur les fonctions essentielles, dans un contexte budgétaire très contraint. Mais la garde d’enfants et l’aide aux personnes âgées devraient rester exclues de cette révision.

Une promesse gouvernementale… sous réserve du Parlement

Si cette niche fiscale est maintenue, c’est aussi pour son efficacité sociale. Elle permet de réduire le recours au travail non déclaré, soutient l’activité dans les services à la personne et facilite la conciliation emploi-vie privée, notamment pour les familles monoparentales. De Montchalin insiste : « Je le dis très solennellement : ces deux sujets-là sont utiles, ils sont efficaces. Il n’y aura pas de changement ». Cette déclaration tranche avec la volonté de réduire le volume global des dépenses fiscales, régulièrement pointées pour leur manque de ciblage.

Reste une incertitude : le passage du budget 2026 au Parlement. « Je ne souhaite pas qu’on y touche. Après, les parlementaires peuvent décider autrement », rappelle Amélie de Montchalin. Autrement dit, la ligne est posée par Bercy, mais la décision finale sera législative, avec un gouvernement qui n’a pas la majorité à l’Assemblée nationale. À ce stade, la garde d’enfants fait figure de zone protégée.

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