Fast fashion : la France légifère et va faire payer cher

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Fast fashion : la France légifère et va faire payer cher
Fast fashion : la France légifère et va faire payer cher © Speedy life

L’Assemblée nationale a pris les devants dans la lutte contre la « fast fashion », avec l’adoption d’une proposition de loi visant à freiner les effets néfastes de la surconsommation. Cette législation, première du genre au niveau mondial, vise à imposer un cadre plus strict à l’industrie textile, particulièrement polluante, avec les géants chinois comme Temu et Shein en ligne de mire.

La fast fashion dans le collimateur des députés

Le gouvernement distingue clairement la « fast fashion » des enseignes de prêt-à-porter traditionnelles. La cible est posée sur les géants du e-commerce, principalement chinois, tels que Shein, Temu, et Wish, connus pour le renouvellement incessant de leurs offres. Ces entreprises proposent des milliers de nouveaux modèles chaque année, alimentant une surconsommation préjudiciable à l’environnement.

Portée par Anne-Cécile Violland, députée Horizons de Haute-Savoie, la proposition de loi introduit notamment le principe d’un « malus » environnemental. Dès 2025, chaque article commandé sur ces plateformes se verra appliquer un surcoût de 5 euros, somme qui pourrait doubler, voire tripler, le coût total d’une commande. Cette mesure vise à décourager les achats impulsifs, avec un malus qui pourrait atteindre 10 euros par produit d’ici à 2030, sans toutefois dépasser 50% du prix de vente du produit.

Les produits plus chers pour moins inciter à l’achat

Cette loi pourrait profondément modifier les habitudes de consommation, en rendant les produits de la « fast fashion » nettement moins attractifs financièrement. Car les bas prix sont ce qui fait son succès et ce qui incite à acheter des produits dont on n’a pas besoin. Mais ce n’est pas tout : la loi impose également des restrictions publicitaires et exige des entreprises qu’elles informent les consommateurs sur l’impact environnemental de leurs produits.

Le texte adopté par l’Assemblée nationale à l’unanimité le 14 mars 2024 s’attaque à une industrie textile parmi les plus polluantes, responsable de 10% des émissions de gaz à effet de serre et d’une pollution considérable des eaux. L’objectif est double : réduire l’impact écologique de la mode et encourager des pratiques de consommation plus durables. Le choix de la France de légiférer en ce sens fait écho à la volonté de préserver l’environnement pour les générations futures, tout en promouvant un modèle économique plus équitable et responsable.

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