Heures creuses : la réforme des tarifs de l’électricité se confirme

Les heures creuses représentent des plages horaires où la demande en électricité est historiquement plus faible.
Les heures creuses, longtemps perçues comme une opportunité pour les ménages de réduire leur facture d’électricité, vont connaître une transformation majeure en 2025. Ce bouleversement, piloté par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), vise à optimiser l’utilisation du réseau électrique en France tout en s’alignant sur les défis de la transition énergétique.
Electricité : Qu’entend-on par heures creuses ?
Les heures creuses représentent des plages horaires où la demande en électricité est historiquement plus faible. Elles permettent aux fournisseurs d’électricité de proposer des tarifs réduits, incitant les consommateurs à déplacer leur usage vers ces périodes. Ces plages horaires, souvent comprises entre 22 h et 6 h, ont été définies à une époque où les besoins énergétiques correspondaient à un cycle de vie plus standardisé.
Cependant, l’évolution des modes de vie et l’essor des énergies renouvelables, notamment le solaire, remettent en question la pertinence de cette organisation. L’électricité produite durant la journée, particulièrement en été, excède parfois largement la demande. Cette situation pousse à repenser les heures creuses pour qu’elles reflètent davantage les nouveaux schémas de consommation et de production.
Pourquoi le système doit-il changer ?
La France, comme d’autres pays, fait face à un paradoxe énergétique. En journée, la production photovoltaïque atteint des sommets, notamment en été, alors que la consommation est souvent plus basse. Résultat : une surproduction qui surcharge le réseau et entraîne des pertes économiques importantes. Les prix de gros peuvent même devenir négatifs, une aberration qui pénalise les producteurs. La CRE propose de repositionner les heures creuses pour qu’elles soient davantage en phase avec ces nouvelles réalités. L’idée phare est de déplacer certaines plages creuses à l’après-midi, entre 13 h et 16 h, pendant les mois d’été. Cela permettrait de mieux absorber l’électricité produite en abondance par le solaire, tout en offrant aux ménages une incitation financière pour consommer à ces heures.
Pour les consommateurs, ce repositionnement des heures creuses implique plusieurs ajustements. Tout d’abord, il faudra repenser les habitudes d’utilisation des appareils énergivores. Les chauffe-eaux, lave-linge ou véhicules électriques, souvent programmés pour fonctionner la nuit, pourraient désormais être utilisés en pleine journée, selon les nouvelles plages horaires creuses. Les fournisseurs d’énergie auront la responsabilité d’informer leurs clients des nouveaux créneaux horaires et de proposer des outils pour faciliter l’adaptation.





