Le 15 août 2025, après avoir plongé depuis Calvi en Corse cinq jours plus tôt, le nageur suisse Noam Yaron s’est vu contraint d’interrompre son incroyable défi. Son objectif : relier Calvi à Monaco à la nage, soit cent quatre-vingts kilomètres sans escale ni assistance. Ce périple maritime avait pour but de sensibiliser à la pollution de la Méditerranée. Mais à quelques brasses de l’arrivée, tout s’est écroulé.
Le défi d’un nageur pour l’écosystème marin
Noam Yaron, âgé de vingt-huit ans, n’en est pas à sa première tentative. En 2024, il avait dû renoncer au kilomètre cent. Cette année, il a repoussé ses propres frontières, parcourant environ cent soixante-dix-huit kilomètres à la seule force de ses bras et de sa volonté. L’épreuve a duré plus de cent heures, entrecoupée de courtes pauses flottantes sur le dos, sans sortir de l’eau.
Dès le départ le lundi 11 août, il l’avait annoncé : « Je fais ça pour sensibiliser le monde entier à l’importance de préserver l’une des mers les plus polluées du monde, la Méditerranée », selon Le Parisien. Cet engagement écologique, inscrit dans l’ADN de cet « éco-sportif », motive chacun de ses exploits.
Un effort au-delà de l’humain
Mais cette traversée n’est pas qu’une question de distance. Le sel, le froid nocturne, l’absence de sommeil, la fatigue nerveuse : chaque élément devient un obstacle majeur. À partir de la quatrième nuit, l’alerte est donnée. Selon ses proches : « Noam a commencé à subir les conséquences du manque de sommeil et était de moins en moins concentré. Il perdait le fil de la réalité, ne comprenait plus qu’il devait nager », des propos rapportés par 20 Minutes le18 août 2025.
Le vendredi, à seulement deux kilomètres du port de Monaco, son corps lâche. Il est immédiatement pris en charge par une équipe médicale et hospitalisé. Dans un message posté sur Instagram, il confirme : « Après une centaine d’heures de nage, j’ai dû sortir de l’eau à seulement deux kilomètres de mon objectif final. Mais je suis bien pris en charge par des médecins. Je suis allé au bout de mes forces pour la nature ».
Un exploit malgré tout
Bien qu’il n’ait pas touché terre à Monaco, Noam Yaron considère, à juste titre, avoir réussi son pari. Le Parisien précise que « cette tentative sonne comme une réussite » pour lui. Il a battu son propre record, attiré l’attention des médias sur la Méditerranée, et rassemblé une large communauté en ligne, forte de plus de 460 000 abonnés.
Son équipe, citée par Le Parisien, se veut rassurante : « L’évolution de son état est rassurante. Il a encore besoin de repos pour récupérer de cet effort surhumain qu’il a accompli ». Son engagement pour la mer, lui, demeure intact.
©speedylife
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