L’inflation continue de peser sur le quotidien des Français, et les dépenses alimentaires prévues par les ménages pour leur repas de Noël 2024 n’y échappent pas. Toutefois, comme le révèle une enquête HelloFresh, menée par Odoxa, les Français restent très attachés à cette fête et son traditionnel repas en famille. Ils ne comptent aucunement sacrifier ce moment avec leurs proches pour de simples raisons financières.
Un budget moyen de 116 euros pour le repas de noël
À l’approche de Noël 2024, le repas festif reste une priorité pour de nombreux foyers français, malgré un contexte économique tendu. Selon l’enquête menée par Odoxa pour Hello Fresh, les Français alloueront en moyenne 116,24 euros à leur repas de Noël de 2024. Un montant qui englobe les plats, l’apéritif, le dessert, mais qui exclut les boissons alcoolisées.
Dans le Nord-Est, région réputée pour ses traditions de Noël, les dépenses moyennes atteignent 124,85 euros, un chiffre nettement supérieur à celui des régions comme le Sud-Ouest ou le Nord-Ouest, où les budgets se limitent respectivement à 106,84 euros et 106,56 euros. À Paris et dans sa région, les habitants prévoient un budget de 120,28 euros, se plaçant légèrement derrière le Sud-Est, qui affiche 120,92 euros.
Tout le monde participe à son échelle
Toujours selon l’étude d’Hello Fresh, les CSP+, soit les cadres, prévoient de consacrer 142,83 euros en moyenne à leur table festive, tandis que les CSP- réduisent leur budget à 111,68 euros. Les étudiants, quant à eux, se fixent un budget moyen de 98,46 euros, et les inactifs, de 64,09 euros.
L’étude révèle d’autre part que « les hommes ont prévu de dépenser 18 euros de plus que les femmes : 126,26 euros contre 108,06 euros », ce qui équivaut à un écart de 16 % entre les deux sexes. Comme le souligne l’étude, cet écart témoignerait de l‘inégalité salariale entre les hommes et les femmes, qui serait de 14,9 % selon les chiffres de l’INSEE de 2022. Cependant, s’arrêter à cette simple donnée omettrait de considérer un facteur clé : cette inégalité est en partie due à une tendance selon laquelle les femmes osent moins demander une augmentation de salaire à leur employeur. En effet, comme l’indiquait le baromètre d’OpinionWay réalisé pour Audencia-KPMG, 48 % des femmes ne le font pas, contre seulement 28 % des hommes.
On pourrait réduire les disparités entre les régions, comme des témoins des inégalités sociales, salariale, et entre les sexes. D’un point de vue plus optimiste, on pourrait considérer que cette étude révèle que les Français comptent bien faire de leur repas de Noël un moment spécial et convivial, et qu’ils participeront ainsi, chacun selon leurs possibilités, aux dépenses alimentaires.
©speedylife
©speedylife
©speedylife
©speedylife
©speedylife
©speedylife
©speedylife