Parce que la souveraineté ne se perd jamais par accident !
La souveraineté ne disparaît pas d’un coup. Elle s’érode. Lentement. Silencieusement. Par couches successives de normes, de dépendances, d’idéologies et de renoncements stratégiques. C’est précisément ce que démontre France : une souveraineté sous influence ? : un pays ne perd pas sa souveraineté parce qu’il est vaincu, mais parce qu’il cesse de penser le rapport de force.
Christophe Assens ne livre pas un pamphlet. Il livre une grille de lecture. Une cartographie des réseaux (économiques, idéologiques, technologiques, normatifs) qui structurent désormais le monde réel, bien au-delà des discours officiels sur la coopération, la gouvernance ou les valeurs universelles.
L’un des apports majeurs de l’ouvrage est de montrer que la guerre contemporaine est d’abord cognitive. Elle se joue dans les standards, les récits, les normes, les algorithmes, l’acceptabilité sociale. La souveraineté n’est plus seulement militaire ou territoriale : elle est informationnelle, industrielle, scientifique, juridique.
Là où beaucoup se contentent de dénoncer “la mondialisation”, Christophe Assens identifie des mécanismes précis :
– la dépendance technologique européenne,
– l’extraterritorialité du droit américain,
– la normalisation anglo-saxonne de la recherche,
– l’usage stratégique de l’idéologie (écologie, gouvernance, éthique) comme instrument de concurrence,
– la montée en puissance de l’intelligence artificielle comme arme d’influence.
Ce livre est important parce qu’il réconcilie souveraineté et lucidité. Il ne prône ni l’isolement ni la soumission. Il défend une ligne plus exigeante : redevenir un acteur stratégique dans un monde de réseaux, en assumant pleinement le conflit d’intérêts.
Lire France : une souveraineté sous influence ? c’est accepter une idée dérangeante mais essentielle : la première souveraineté à reconquérir est celle de l’esprit.

©speedylife
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