Soldes d’été 2025 : un budget moyen en chute de 74 euros

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Soldes d’été 2025 : un budget moyen en chute de 74 euros © Speedy life

En cette saison des soldes d’été, les Français n’ont rien perdu de leur envie de se faire plaisir, mais leurs achats s’adaptent. Nouveaux arbitrages, priorités revues, et usages numériques renforcés : les tendances de consommation évoluent en fonction de l’âge, du genre, de la situation familiale ou du lieu de résidence.

Un budget en net recul : moins d’euros, mais toujours des envies

Selon le sondage OpinionWay réalisé pour Mollie et publié le 17 juin 2025, le budget moyen alloué aux soldes d’été 2025 s’élève à 233 €, contre 307 € en 2024. Cela représente une baisse de 24 % en un an, soit 74 € de différence. Pour les consommateurs, cette réduction s’explique par une volonté de mieux gérer leurs finances, sans pour autant renoncer à leurs habitudes de consommation saisonnière.

À noter que l’an passé, les dépenses réelles avaient déjà été inférieures aux intentions : 223 € dépensés en moyenne contre 307 € annoncés. Ce décalage confirme une tendance installée depuis plusieurs années : les Français veulent se faire plaisir, mais en gardant le contrôle.

Plus de la moitié des acheteurs envisagent de ne pas dépasser les 200 €, ce qui oblige à établir des priorités plus strictes et à privilégier les promotions les plus visibles ou les catégories les plus essentielles. Les soldes deviennent ainsi un exercice d’optimisation plutôt qu’un moment d’achat impulsif.

Soldes 2025 : une participation stable, mais des choix très ciblés

39 % des Français prévoient de faire les soldes d’été, un chiffre quasi identique à celui de 2024. Ce qui change, ce sont les comportements d’achat et les priorités individuelles. Le budget moyen chute à 233 €, soit une baisse de 74 € en un an, preuve d’une consommation plus stratégique.

Loin de renoncer aux bonnes affaires, les consommateurs affinent leurs choix. Plus de la moitié des participants prévoient de dépenser moins de 200 €, signe que le plaisir d’acheter reste, mais avec un œil attentif sur le prix.

Qui fait les soldes ? Portraits d’acheteurs

Les moins de 50 ans sont nettement plus nombreux à s’engager dans les soldes (47 %) que les plus de 50 ans (30 %). Cette génération plus connectée, souvent en recherche d’opportunités, adopte des stratégies précises : comparer les offres, acheter en ligne, repérer les démarques à l’avance.

Les femmes sont 43 % à prévoir des achats, contre 34 % des hommes. Le vêtement reste le produit vedette : 70 % des consommateurs ciblent ce poste, et 44 % en font leur priorité absolue.

Les foyers avec enfants affichent des comportements spécifiques. Leur budget moyen atteint 279 €, contre 203 € pour les personnes sans enfant. La part des dépenses consacrées aux articles pour enfants grimpe à 33 %, en progression de 5 points par rapport à 2024. Pragmatiques, les parents profitent des soldes pour anticiper la rentrée ou remplacer les équipements essentiels.

Une préférence nette pour les repères familiers

La fidélité aux enseignes déjà connues s’intensifie : 92 % des acheteurs déclarent vouloir rester sur des marques qu’ils connaissent, un score en hausse de 10 points. Seuls 6 % envisagent de tester de nouvelles enseignes. L’idée de “jouer la sécurité” prévaut, notamment dans un contexte de prix fluctuants.

C’est aussi une question de confort d’achat. Le parcours hybride — mêlant boutique physique et e-commerce — gagne 11 points, atteignant 35 % des intentions. L’achat uniquement en magasin recule à 44 %, tandis que l’achat 100 % en ligne se stabilise à 21 %.

Paris contre régions : le grand écart des dépenses

En matière de soldes, toutes les zones géographiques ne se valent pas. Les Franciliens ont dépensé en moyenne 361 € en 2024, presque le double de la moyenne provinciale (193 €). Cet écart s’explique par des différences de niveaux de vie, mais aussi par les habitudes : les citadins sont plus exposés aux campagnes promotionnelles, et ont souvent un accès plus large aux boutiques physiques.

Les Français n’ont pas renoncé aux soldes, mais ils les abordent différemment. Les stratégies varient, mais toutes partagent un point commun : l’envie de se faire plaisir… sans se ruiner.

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