Une sortie zoo plus responsable ? Ce parc français montre l’exemple

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Le Bioparc de Doué-la-Fontaine a été distingué par National Geographic pour son engagement envers les animaux. | Speedy life

Classé deuxième zoo le plus engagé pour la conservation par National Geographic, le Bioparc de Doué-la-Fontaine confirme son statut de sortie nature pas comme les autres. En Anjou, ce parc troglodytique mise sur le bien-être animal, la pédagogie et le financement de projets de protection de la biodiversité.

Et si une visite au zoo pouvait aussi devenir une expérience plus responsable ? Distingué par National Geographic dans son palmarès 2026 des zoos engagés pour la conservation, le Bioparc de Doué-la-Fontaine attire l’attention bien au-delà de l’Anjou. Son modèle repose sur une idée simple : montrer les animaux sans les transformer en spectacle.

Un zoo pas comme les autres en Anjou

Le Bioparc de Doué-la-Fontaine n’est pas seulement une idée de sortie familiale. Installé dans d’anciennes carrières de pierre, il revendique un décor troglodytique unique, où les falaises, la végétation et les passages creusés dans la roche façonnent l’expérience de visite. Le parc se présente comme le seul zoo troglodytique au monde et accueille plus de 2.000 animaux dans ce cadre naturel.  

Cette particularité n’est pas seulement esthétique. Elle permet aussi de concevoir des espaces où les animaux peuvent se déplacer, se cacher, se mettre à distance ou simplement ne pas être visibles à tout moment. Et c’est justement ce point que National Geographic met en avant : au Bioparc, le confort des animaux passe avant l’envie du visiteur de tout voir immédiatement.  

Le classement de National Geographic place le parc angevin en deuxième position mondiale, derrière le Zoo Leipzig en Allemagne. Le Bioparc devient ainsi le seul établissement français cité dans ce top consacré aux zoos qui misent sur la conservation.  

Pourquoi cette distinction parle aux visiteurs

Pendant longtemps, une sortie au zoo se résumait surtout à une promesse simple : voir des animaux rares, parfois de très près. Aujourd’hui, les attentes ont changé. Beaucoup de familles veulent comprendre comment vivent les animaux, ce que le parc fait pour les espèces menacées et si leur billet sert à autre chose qu’à financer une attraction touristique.

C’est là que le Bioparc se démarque. Le parc met en avant l’observation des comportements naturels plutôt que le dressage ou la démonstration. Sur son site, il présente la visite comme une immersion dans de vastes espaces, sans logique de spectacle animalier.  

Cette approche correspond à une tendance plus large : les parcs animaliers doivent désormais prouver leur utilité. National Geographic explique que son palmarès valorise des zoos impliqués dans la conservation, la recherche, les programmes d’élevage pour espèces menacées et les réseaux professionnels internationaux.  

La conservation au cœur du modèle

Le Bioparc ne s’appuie pas uniquement sur son décor spectaculaire. Il met aussi en avant son rôle dans la protection des espèces. National Geographic rappelle que plusieurs animaux du parc participent à des programmes européens d’élevage pour espèces menacées coordonnés par l’Association européenne des zoos et aquariums. Ces programmes servent à suivre les lignées, organiser les reproductions et préserver la diversité génétique des populations animales.  

Le parc communique également sur son fonds de dotation, Bioparc Conservation. En 2025, celui-ci a collecté 622.930 € pour soutenir des projets de protection du vivant. Une partie de cette somme vient directement des billets d’entrée : 144.000 € ont été reversés grâce au prélèvement de 4% sur chaque billet.  

Depuis 2001, près de 5,3 millions d’euros ont été consacrés à la biodiversité en France et à l’étranger par Bioparc Conservation. En 2025, 40 projets ont été soutenus dans 22 pays, au profit de 42 espèces, dont 67% sont menacées d’extinction.  

Ce détail rend la visite plus concrète pour le public. Acheter une entrée ne revient pas seulement à passer une journée dans un parc animalier. Une partie du billet finance aussi des actions de terrain, loin de l’Anjou, pour protéger des espèces et leurs milieux naturels.

Une sortie nature qui coche plusieurs cases

Le succès du Bioparc tient aussi à son format. Il combine sortie familiale, découverte animalière, balade dans un site insolite et sensibilisation à la biodiversité. En 2026, le parc est ouvert tous les jours du 7 février au 11 novembre, selon les informations touristiques locales.  

Sa localisation joue également en sa faveur. Le Bioparc se trouve en Anjou, près d’Angers et de Saumur, ce qui en fait une étape facile à intégrer dans un week-end dans le Val de Loire.  

Pour les visiteurs qui cherchent des expériences plus responsables, la distinction de National Geographic apporte un repère. Elle ne règle pas tous les débats sur les zoos, mais elle permet d’identifier un établissement qui met en avant des critères plus exigeants que la simple accumulation d’animaux.

Ce que cette distinction change pour l’image des zoos

Le classement du Bioparc montre qu’un zoo peut être jugé sur autre chose que son nombre d’espèces ou sa fréquentation. L’éthique, le bien-être animal, la participation à des programmes scientifiques et le financement de projets de conservation deviennent des critères de plus en plus visibles.

Cela ne signifie pas que tout le monde sera convaincu. La captivité animale reste un sujet sensible. Mais le Bioparc de Doué-la-Fontaine bénéficie désormais d’une reconnaissance internationale qui le place dans une catégorie à part : celle des parcs qui cherchent à transformer la visite en expérience utile, pédagogique et plus respectueuse des animaux.

Pour une sortie en famille, l’idée est simple : on ne vient pas seulement “voir des animaux”. On vient aussi comprendre pourquoi certains disparaissent, comment des programmes de conservation sont organisés et pourquoi le bien-être animal devient un critère essentiel dans le choix d’un parc.

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