Jardinage : 39% des Français cherchent du vert en ville

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Quelques plants de tomates cerises suffisent à transformer un balcon en mini-potager urbain. | Speedy life

Le jardinage urbain progresse en France, où 39% des habitants déclarent déjà le pratiquer selon l’étude YouGov pour STIGA. Balcons, fenêtres et terrasses deviennent des espaces de bien-être autant que de végétalisation du quotidien.

Le jardinage urbain s’installe dans le quotidien des Français. Une étude YouGov pour STIGA montre que 39% d’entre eux le pratiquent déjà, souvent dans des espaces minuscules, mais avec un vrai bénéfice sur le moral.

Quand le jardinage devient un réflexe bien-être

Un pot de basilic sur une fenêtre, quelques fleurs sur un balcon, deux plants de tomates sur une terrasse : le jardinage urbain ne demande pas forcément de grands moyens. Il tient souvent dans peu de place, mais il prend de plus en plus d’importance dans la vie quotidienne.

Selon l’enquête « Gardens of Europe », réalisée par YouGov pour STIGA en mars 2026, 82% des jardiniers urbains français estiment que le jardinage améliore leur bien-être général. La tendance se vérifie aussi ailleurs en Europe : 89% au Royaume-Uni, 88% en Italie, 84% en Espagne et 80% en Allemagne partagent ce ressenti.  

Le lien avec le moral est encore plus fort lorsqu’il s’agit de faire pousser quelque chose que l’on peut consommer. D’après l’étude, 85% des jardiniers urbains français considèrent que cultiver des fruits ou des légumes a un effet positif sur leur moral. Une donnée qui explique le succès des herbes aromatiques, des fraisiers, des salades en bac ou des mini-potagers de balcon.

Dans des journées souvent rapides, très connectées et très urbaines, s’occuper d’une plante impose une pause. Arroser, tailler, surveiller une pousse, rempoter ou cueillir quelques feuilles de menthe crée un rendez-vous simple avec le vivant. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est précisément ce qui plaît : un geste court, concret, accessible.

Les Français en tête du jardinage urbain en Europe

La France se distingue nettement dans cette nouvelle pratique. Selon YouGov pour STIGA, 39% des Français interrogés déclarent pratiquer le jardinage urbain. C’est le niveau le plus élevé parmi les cinq pays étudiés, devant l’Espagne à 36%, l’Allemagne à 28%, l’Italie à 26% et le Royaume-Uni à 25%.  

Le phénomène ne se limite pas à quelques passionnés. À l’échelle des pays européens étudiés, près d’une personne sur trois pratique activement le jardinage urbain, d’après le communiqué. En France, 60% des jardiniers urbains déclarent même s’intéresser davantage au jardinage qu’en 2021.  

Cette progression traduit un changement de regard sur la ville. Le manque de place n’empêche plus de jardiner. Il pousse plutôt à inventer d’autres formats : jardinières suspendues, bacs verticaux, pots empilés, mini-serres, rebords de fenêtre aménagés, coins végétalisés dans les copropriétés ou jardins partagés.

Le jardinage urbain ne ressemble donc pas toujours à l’image classique du jardin avec pelouse, haie et potager. Il se fait plus mobile, plus compact, parfois plus décoratif, mais pas moins régulier.

Balcon, terrasse, fenêtre : les petits espaces changent d’usage

L’étude montre que les jardiniers urbains passent surtout du temps sur des gestes simples. L’entretien général, comme le nettoyage, le désherbage ou les soins saisonniers, concerne 70% des jardiniers urbains français. Ce taux atteint 73% en Allemagne et 81% au Royaume-Uni.  

Les plantes comestibles occupent aussi une vraie place. La culture de légumes ou d’herbes aromatiques concerne 61% des jardiniers urbains en France et en Allemagne. Les fleurs et plantes ornementales séduisent également plus d’un jardinier urbain sur deux dans plusieurs pays européens, avec des niveaux élevés au Royaume-Uni et en Italie.  

En France, l’aménagement semble aussi compter davantage qu’ailleurs. Selon YouGov pour STIGA, 43% des jardiniers urbains français déclarent pratiquer des activités de planification ou de conception de jardin, contre 38% en Allemagne, 18% en Espagne et 16% en Italie.  

Cela dit beaucoup de cette tendance : même réduit, l’espace est pensé. On choisit les plantes selon l’exposition, on organise les pots selon la lumière, on cherche à gagner de la place, on mélange décoration et usage pratique. La ville ne fait pas disparaître l’envie de nature ; elle oblige simplement à être plus astucieux.

Des outils plus légers pour une pratique plus facile

Le jardinage urbain change aussi la manière de s’équiper. Quand on jardine sur un balcon ou une petite terrasse, on ne cherche pas les mêmes outils que pour un grand terrain. Il faut du matériel compact, facile à ranger, précis et agréable à utiliser.

Selon l’étude YouGov pour STIGA, 30% des Français interrogés privilégient le rapport qualité-prix lorsqu’ils achètent leurs outils de jardinage. STIGA met notamment en avant des outils adaptés aux petits espaces, comme des sécateurs, des ciseaux d’élagage ou des outils manuels ergonomiques, conçus pour des usages de précision.  

Cette évolution correspond bien au profil du jardinier urbain : il n’a pas toujours beaucoup de place, pas toujours beaucoup de temps, mais il veut des gestes simples et efficaces. La praticité devient centrale. Un bon outil doit permettre de tailler une plante, couper des herbes fraîches, entretenir une jardinière ou récolter quelques feuilles sans transformer le balcon en remise de jardin.

Une tendance qui rend la ville plus douce

Le succès du jardinage urbain tient sans doute à cette combinaison : un peu de nature, un bénéfice personnel, une pratique accessible et une touche d’autonomie. Faire pousser quelques plantes ne change pas toute une ville, mais cela transforme un bout de quotidien.

L’étude YouGov pour STIGA a été menée auprès de 5.171 personnes représentatives de la population adulte dans cinq pays : France, Italie, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni. Elle confirme une tendance très concrète : les citadins ne veulent pas seulement regarder la nature de loin. Ils veulent l’intégrer chez eux, même à petite échelle.

Dans ce mouvement, le balcon devient plus qu’un espace extérieur. La fenêtre n’est plus seulement une ouverture. La terrasse n’est plus seulement un lieu de passage. Ces petits endroits deviennent des zones de respiration, de soin et parfois de récolte.

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