Canicule : le prix des melons pourrait augmenter dès juillet

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Sous l’effet de la canicule, le melon pourrait devenir plus rare et plus cher dans les prochaines semaines. | Speedy life

Avec la canicule, chez Intermarché, les ventes de packs d’eau et de glaces se sont envolées, tandis que les ventilateurs et climatiseurs partent par dizaines de milliers.

Quand les températures restent élevées jusque tard dans la nuit, le panier des Français se transforme. Boissons, produits frais et appareils destinés à rendre les logements plus supportables deviennent prioritaires, parfois au point de mettre les stocks à rude épreuve.

Canicule : trois achats deviennent soudain indispensables

Avec la canicule, en quelques jours, certains produits habituellement saisonniers passent en tête des achats, tandis que d’autres sont temporairement délaissés.

Les données dévoilées par Thierry Cotillard, président du groupement Les Mousquetaires, donnent la mesure du phénomène. Chez Intermarché, les ventes de glaces ont progressé de 50% et celles des packs d’eau de près de 80% en une semaine, a-t-il indiqué le 25 juin 2026 sur RMC et BFMTV

La situation météorologique explique l’ampleur de ces réactions. Météo-France a mesuré le 23 juin 2026 une température moyenne nationale de 29,9 °C sur l’ensemble du jour et de la nuit, un niveau jamais observé depuis le début de cette série en 1947.  

Les nuits exceptionnellement chaudes jouent un rôle majeur dans les achats. Lorsque le logement ne refroidit plus après le coucher du soleil, un simple ventilateur peut devenir un équipement jugé indispensable.

100.000 appareils vendus en seulement une semaine

Les achats les plus spectaculaires ne se trouvent pas dans les rayons alimentaires. Les enseignes du groupement Les Mousquetaires ont écoulé 100.000 ventilateurs et climatiseurs en une semaine, selon Thierry Cotillard.

« On a vendu 100.000 ventilateurs et climatisations en une semaine », a déclaré le dirigeant sur RMC et BFMTV. 

Ce chiffre regroupe notamment les ventes réalisées dans les magasins Intermarché et Bricomarché. Il montre que les consommateurs ne cherchent plus seulement à mieux supporter la chaleur pendant quelques heures. Ils tentent d’adapter leur logement, parfois dans l’urgence, lorsque les températures intérieures deviennent difficiles à faire baisser.

Le ventilateur reste généralement le premier achat envisagé. Il est moins coûteux, facile à déplacer et utilisable immédiatement. Le climatiseur mobile demande un budget supérieur et davantage d’espace, mais il peut séduire les habitants d’appartements très exposés, les familles avec de jeunes enfants ou les personnes qui travaillent à domicile.

Cette demande soudaine peut toutefois créer des écarts importants entre les magasins. Un modèle disponible le matin peut avoir disparu quelques heures plus tard. Les appareils les moins chers sont souvent les premiers concernés, car ils attirent les ménages qui n’avaient pas prévu cette dépense dans leur budget estival.

Le panier d’été devient un panier d’urgence

Cette concentration exerce une forte pression sur les stocks. Les distributeurs peuvent réapprovisionner les bouteilles d’eau et les glaces, mais ils restent dépendants des capacités de production, des entrepôts et du transport. Pour les ventilateurs et les climatiseurs, les délais sont parfois plus longs, surtout lorsque plusieurs pays européens connaissent des températures élevées au même moment.

Le printemps 2026 avait déjà préparé le terrain. Selon Météo-France, il a été le plus chaud jamais enregistré en France, avec une température moyenne supérieure de 1,7 °C aux normales. Il figure également parmi les dix printemps les moins arrosés, avec un déficit de précipitations de 30%.  

Cette succession d’épisodes précoces peut inciter les ménages à s’équiper plus tôt qu’auparavant. Le ventilateur, autrefois acheté pour quelques journées au cœur du mois d’août, peut désormais être recherché dès le mois de juin. Les commerces doivent eux aussi revoir le calendrier de leurs commandes et augmenter les quantités disponibles avant le début officiel de l’été.

Après les rayons pleins, certains produits pourraient manquer comme le melon

La canicule stimule d’abord les ventes, mais elle peut ensuite réduire l’offre. C’est particulièrement vrai pour les fruits et légumes, dont la production dépend directement de la température, de l’humidité des sols et des possibilités d’irrigation.

Thierry Cotillard s’inquiète notamment de la disponibilité des melons au cours du mois de juillet. « Le melon qui aujourd’hui n’est pas en pénurie, je vous le dis, il y a de vrais risques de pénurie dans trois-quatre semaines », a-t-il averti. 

L’état des sols renforce cette préoccupation. Au 22 juin, Météo-France constatait que leur assèchement s’aggravait rapidement et que plusieurs régions se rapprochaient de leurs niveaux les plus secs depuis le début des observations en 1959.  

Pour les consommateurs, les conséquences peuvent prendre plusieurs formes : moins de choix dans les rayons, des promotions plus rares, des produits d’origine différente ou des tarifs plus élevés. Le melon n’est donc pas forcément appelé à disparaître complètement, mais il pourrait devenir moins accessible si la récolte se dégrade alors que la demande reste forte.

Les achats actuels racontent ainsi deux réalités de la canicule. Dans l’immédiat, les Français dépensent davantage pour boire, manger froid et rafraîchir leur logement. Quelques semaines plus tard, ils pourraient retrouver dans leur ticket de caisse les effets de la chaleur subie par les cultures.

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