Aides sociales, chômage, arrêts maladie, PTZ : tout ce qui change au 1er avril 2025

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Aides sociales
L’APL suit chaque année l’indice de référence des loyers. En 2025, la hausse sera de 1,04%. © Pixabay

L’entrée en vigueur de plusieurs réformes le 1er avril 2025 redéfinit les contours de l’aide sociale, de l’indemnisation du travail et de l’accès au logement.

Le 1er avril 2025 marque l’entrée en vigueur de plusieurs mesures qui vont impacter directement le quotidien des Français. Aides sociales, assurance maladie, emploi, logement, déplacements : voici les changements à surveiller.

Aides sociales revalorisées : un coup de pouce pour compenser l’inflation

Dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat, plusieurs aides sociales bénéficient d’une augmentation de 1,7%. Le Revenu de solidarité active (RSA) passe ainsi de 635,71 € à 646,51 € pour une personne seule, et atteindra 1.357,70 € pour un couple avec deux enfants. Même progression pour la prime d’activité, qui grimpe à 633,21 € pour un célibataire sans enfant et 1.139,79 € pour un parent isolé avec deux enfants.

L’Allocation aux adultes handicapés (AAH) suit le même mouvement. Son montant maximal s’établit désormais à 1.033,32 €, contre 1.016,05 € auparavant. Ce revenu minimum s’adresse aux personnes ayant un taux d’incapacité supérieur à 80%, vivant régulièrement en France.

Chômage et arrêts maladie : un régime moins favorable

Le changement le plus sensible concerne les arrêts maladie. Dès le mois d’avril, le plafond des indemnités journalières est abaissé de 1,8 à 1,4 fois le Smic, soit 2.522,52 € bruts mensuels. En clair, les salariés percevront jusqu’à 20% de moins en cas d’arrêt. Le montant maximal passe de 53,31 € à 41,47 € bruts par jour, comme le rappelle le service-public.fr.

Côté chômage, le calendrier d’indemnisation se resserre également : désormais, les allocations sont versées sur une base mensuelle fixe de 30 jours, quel que soit le mois. Cela représente une perte annuelle estimée à 5 ou 6 jours d’indemnisation. Plus dur encore pour les demandeurs d’emploi de 53 à 54 ans, dont la durée d’indemnisation est abaissée à 18 mois, contre 22,5 mois précédemment.

PTZ étendu, formalités de voyage renforcées, santé dentaire mieux suivie

Bonne nouvelle pour les primo-accédants : le prêt à taux zéro (PTZ) devient accessible sur tout le territoire, sans restriction de zones. Jusqu’alors limité aux grandes agglomérations dites « tendues », il peut désormais financer l’achat d’un logement neuf, maison ou appartement, jusqu’en 2027, sous conditions de ressources. « Cette extension vise à soutenir l’accession à la propriété partout en France », indique le ministère du Logement.

Autre évolution majeure : les Français souhaitant se rendre au Royaume-Uni devront présenter une autorisation de voyage électronique (ETA), à partir du 2 avril. Elle coûte 10 livres sterling (environ 12 €), et s’obtient en ligne ou via une application mobile. Les mineurs en voyage scolaire sont les seuls dispensés.

Enfin, le programme M’T Dents, jusque-là triennal, devient annuel. De 3 à 24 ans, chaque jeune bénéficiera désormais d’un examen bucco-dentaire gratuit chaque année, sans avance de frais. Une mesure qui « permettra de prévenir les pathologies avant qu’elles ne nécessitent des soins lourds », souligne l’Assurance maladie.

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