En 2026, votre mutuelle va encore augmenter : ce que cela va coûter

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En 2026 Votre Mutuelle Va Encore Augmenter Ce Que Cela Va Couter©speedylife

Mauvaise surprise sur le budget santé. En 2026, la mutuelle augmente encore, après deux années déjà marquées par de fortes hausses. Montants, profils les plus touchés et raisons de cette nouvelle facture : ce qu’il faut savoir pour anticiper.

À partir du 1er janvier 2026, des millions de Français verront le prix de leur mutuelle augmenter. Les nouvelles grilles tarifaires confirment une hausse moyenne comprise entre 4,3 % et 4,7 %. Une évolution qui pèse directement sur le budget des ménages, dans un contexte où les dépenses de santé restent élevées.

Une hausse de la mutuelle bien réelle en 2026

La mutuelle coûtera plus cher en 2026, quelle que soit la formule choisie. Pour les contrats individuels, la hausse moyenne atteindra 4,3 %. Pour les contrats collectifs, souscrits via l’employeur, elle grimpera à 4,7 %. Ces chiffres, diffusés mi-décembre 2025, traduisent une augmentation généralisée du coût de la complémentaire santé.

Concrètement, pour un assuré payant 100 euros par mois pour sa mutuelle, la facture pourrait augmenter d’environ 4 à 5 euros mensuels. Sur une année, cela représente une dépense supplémentaire proche de 50 euros, sans amélioration automatique des garanties. Une hausse qui s’ajoute à celles déjà subies en 2024 et 2025.

Pourquoi la mutuelle augmente encore

La première explication est simple : les soins coûtent plus cher. Selon la Fédération nationale de la mutualité française, les dépenses de santé augmentent de façon continue depuis 2020. Vieillissement de la population, actes médicaux plus fréquents et traitements plus coûteux font mécaniquement grimper les remboursements versés par les mutuelles.

À cela s’ajoute un phénomène moins visible pour les assurés. Une part croissante des dépenses n’est plus prise en charge par l’Assurance maladie et se reporte sur les complémentaires santé. Résultat : la mutuelle doit compenser ces transferts, ce qui se traduit par une hausse directe des cotisations payées chaque mois.

Taxes et décisions budgétaires : un impact direct sur la facture

En 2026, les mutuelles devront aussi absorber une nouvelle charge fiscale. Le budget de la Sécurité sociale prévoit une taxe supplémentaire d’environ 1 milliard d’euros appliquée aux complémentaires santé. Une somme considérable, qui pèse sur leur équilibre financier.

Cette taxe ne restera pas sans effet pour les assurés. La Fédération nationale de la mutualité française estime que ce type de décision conduit inévitablement à une répercussion sur les tarifs. Autrement dit, une partie de cette charge se retrouve intégrée dans le prix final de la mutuelle payée par les ménages.

Des hausses très différentes selon les profils

Si la hausse moyenne tourne autour de 4,5 %, tous les assurés ne seront pas logés à la même enseigne. Selon plusieurs analyses économiques publiées en décembre 2025, certaines mutuelles pourraient appliquer des augmentations bien plus élevées sur des profils jugés plus coûteux.

Les seniors sont particulièrement concernés. Leur consommation de soins est plus importante, notamment en dentaire, en optique et en hospitalisation. Dans certains cas, les hausses pourraient atteindre jusqu’à 10 % selon le contrat et le niveau de garanties. Une augmentation qui peut représenter plusieurs dizaines d’euros supplémentaires par mois.

Une hausse moins forte qu’avant, mais appelée à durer

La hausse des mutuelles en 2026 reste cependant inférieure à celles des années précédentes. En 2024, les cotisations avaient bondi de 8,1 %. En 2025, la hausse moyenne atteignait encore 6 %. En comparaison, la progression prévue pour 2026 marque un ralentissement.

Mais ce répit reste relatif. Les facteurs à l’origine des hausses sont toujours présents. Les dépenses de santé continuent d’augmenter, les transferts depuis l’Assurance maladie se poursuivent et les décisions budgétaires pèsent durablement sur les complémentaires. Pour les assurés, la mutuelle reste donc un poste de dépense appelé à augmenter régulièrement. Pour les foyers aux revenus modestes, cette augmentation intervient alors que la part du budget consacrée à la santé est déjà sous tension. Elle renforce par ailleurs le sentiment de payer davantage pour des garanties souvent inchangées, voire même parfois réduites.

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