L’endométriose enfin diagnostiquée plus vite : un nouveau test expérimenté

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Un test non invasif, une révolution pour le diagnostic de l’endométriose. © Pixabay

Le test salivaire Endotest, développé à Lyon, pourrait réduire de plusieurs années le délai de diagnostic de l’endométriose.

Un diagnostic en sept ans : c’est le temps qu’il faut, en moyenne, pour détecter l’endométriose. Cette maladie, qui touche plus de deux millions de femmes en France, reste un mystère pour beaucoup. Mais une étape décisive pourrait enfin accélérer les choses : dès le 11 février 2025, un test salivaire innovant sera remboursé pour les patientes concernées.

Endométriose : Un test innovant au service du diagnostic

Le test salivaire, appelé Endotest, a été développé par l’entreprise lyonnaise Ziwig. Il repose sur l’analyse de l’ARN présent dans la salive, une méthode qui pourrait éviter les lourds examens diagnostiques actuels, comme la laparoscopie. Selon Catherine Vautrin, ministre de la Santé, cette initiative est cruciale : « L’endométriose reste aujourd’hui un véritable parcours du combattant pour les patientes. Ce test représente une étape décisive pour réduire les délais de diagnostic. » a-t-elle déclaré sur France 2 le 10 février 2025.

Validé par la Haute Autorité de Santé (HAS) en octobre 2024, l’expérimentation concerne d’abord 2.500 patientes majeures. Le test sera prescrit par un spécialiste et permettra un prélèvement simple, réalisé à domicile ou en laboratoire. Les résultats, disponibles sous dix jours, pourraient éviter des années d’errance médicale.

Un espoir limité par l’expérimentation

Malgré son potentiel révolutionnaire, ce test reste pour l’instant en phase d’évaluation. Le remboursement, actuellement limité à un petit échantillon de patientes, ne pourra être élargi qu’après une analyse complète des résultats cliniques. En effet, le coût de 800 euros par test constitue un frein à sa généralisation. La HAS espère cependant que ce dispositif permettra à terme de réduire les coûts et les complications liées aux chirurgies exploratoires.

« Cette mesure est une avancée, mais elle reste encore trop restreinte face aux besoins des patientes » souligne une représentante de l’association EndoFrance. Si les résultats s’avèrent concluants, ce test pourrait transformer radicalement la prise en charge de l’endométriose en France, mettant fin à des années de souffrance et de diagnostic tardif.

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