La mode change, et nous aussi. On achète différemment, plus vite, plus souvent, parfois sans trop y penser. L’étude réalisée début novembre 2025 dresse un portrait réaliste de nos habitudes vestimentaires. Spoiler : que l’on soit étudiant ou cadre, femme ou homme, en ville ou à la campagne, on a tous craqué pour une pièce de fast fashion cette année.
Fast fashion : Tout le monde y va (ou presque)
Difficile d’y échapper : 70 % des Français déclarent acheter régulièrement des vêtements dans des enseignes de fast fashion — Zara, H&M, Shein, Primark, Bershka, Temu ou Asos — et 100 % y ont eu recours au moins une fois ces douze derniers mois. Autrement dit : le concept de “je n’en achète jamais” n’existe plus vraiment.
Les 18–35 ans sont les plus accros : près de 9 sur 10 ont acheté au moins un article cette année. Mais les autres générations ne sont pas en reste : les 35–50 ans s’y tournent pour habiller toute la famille, et même les plus de 50 ans avouent y trouver des basiques faciles et accessibles.
Et côté genre ? Les femmes restent les plus fidèles à la fast fashion (78 % d’acheteuses régulières), mais les hommes rattrapent doucement leur retard, notamment grâce au shopping en ligne et aux marques qui soignent désormais leurs collections masculines.
Pourquoi on achète : style, prix et envie de changer
Quand on leur demande ce qui les pousse à acheter, les Français répondent sans hésiter : le style avant tout. Selon l’étude relayée par Sud Radio, entre 36 et 45 % citent l’esthétique comme premier critère, devant la qualité et le prix (autour de 25 à 30 %).
Autrement dit : on veut des vêtements qui nous plaisent, qu’on puisse porter tout de suite, sans casser sa tirelire. La fast fashion coche toutes ces cases : des collections qui changent toutes les semaines, des prix doux et des livraisons rapides.
Et puis, avouons-le : acheter, c’est aussi une façon de se faire du bien. Le clic d’un panier Shein ou Zara en fin de journée, c’est un petit shot de dopamine… sans conséquence trop lourde sur le budget. Les marques l’ont bien compris : entre promos flash, recommandations personnalisées et collaborations avec des influenceurs, elles transforment le shopping en une expérience ludique et addictive.
Le budget mode, un vrai casse-tête
Le pouvoir d’achat reste le premier frein évoqué par les consommateurs, surtout depuis la hausse du coût de la vie. La fast fashion devient alors une solution pratique : renouveler son dressing sans culpabilité financière.
Les revenus modestes privilégient des marques ultra-accessibles comme Shein, Temu ou Primark, quand les revenus plus confortables se tournent vers Zara ou Asos, perçues comme un cran au-dessus en matière de qualité et de style. Mais quelle que soit la marque, l’idée reste la même : se faire plaisir sans exploser son budget.







