Depuis le 22 septembre 2025, la nouvelle agite les automobilistes : Stellantis rappelle plusieurs modèles récents pour un problème technique lié aux batteries haute tension. Le constructeur, qui regroupe des marques très présentes dans le quotidien des Français comme Peugeot et Citroën, assure qu’il s’agit d’une mesure préventive. Mais pour les propriétaires concernés, la question est simple : comment savoir si leur voiture fait partie des 16 000 véhicules rappelés, et que doivent-ils faire maintenant ?
Des modèles populaires dans la tourmente
Le rappel de Stellantis vise des voitures que l’on croise tous les jours sur les routes. La Peugeot 3008, SUV best-seller de la marque au lion, et la berline Peugeot 508 sont concernées. Elles côtoient le Citroën C5 Aircross, le DS7 Crossback et l’Opel Grandland X, produits entre 2019 et 2022. Ces modèles incarnent la montée en gamme du groupe sur le marché de l’hybride rechargeable et de l’électrification partielle.
Pour les experts, la faille se situe dans la batterie haute tension qui alimente le moteur électrique de ces véhicules. Un défaut interne pourrait, dans certaines conditions, entraîner une surchauffe et déclencher un incendie. Ce scénario, aussi rare qu’il soit, inquiète parce qu’il touche un composant clé des voitures modernes. Dans l’univers automobile, la batterie est devenue l’équivalent du cœur : sans elle, pas de mouvement. Mais avec un défaut, tout le véhicule peut être mis en danger.
Un risque pris au sérieux par Stellantis
Pour Stellantis, impossible de prendre ce sujet à la légère. Le groupe, né de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler, doit montrer qu’il est à la hauteur des attentes de sécurité. Même si aucun accident grave n’a été recensé à ce jour, l’entreprise préfère anticiper. Ce rappel est donc présenté comme une campagne de prévention.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 16 000 véhicules rappelés en France. C’est l’équivalent d’une petite ville de voitures invitées à repasser par la case concessionnaire. À l’échelle européenne, le nombre pourrait grimper beaucoup plus haut, même si Stellantis n’a pas encore communiqué de données consolidées pour l’ensemble du continent.
Que doivent faire les propriétaires ?
Le processus est balisé. Les propriétaires reçoivent généralement un courrier ou un message officiel leur signalant que leur véhicule est concerné. Mais ils peuvent aussi prendre les devants en vérifiant le numéro de châssis (VIN), disponible sur la carte grise ou dans le pare-brise du véhicule.
Ensuite, il suffit de prendre rendez-vous dans une concession agréée. Deux options se présentent : une simple mise à jour logicielle de la gestion de la batterie, ou un remplacement complet de la batterie haute tension si le problème identifié l’exige. Dans tous les cas, aucun frais n’est imputé au propriétaire.
Pour les conducteurs, la principale contrainte est donc logistique : trouver un créneau, immobiliser sa voiture pendant quelques heures, et parfois adapter ses trajets. Une démarche qui peut paraître contraignante, mais qui garantit au final une tranquillité d’esprit retrouvée.
L’ombre des incendies de batterie
Techniquement, le danger s’explique par ce que les ingénieurs appellent l’emballement thermique. Lorsque la température interne d’une cellule de batterie dépasse un seuil critique, une réaction en chaîne peut se déclencher. Résultat : la batterie se consume rapidement, libérant chaleur et fumées toxiques. Les pompiers eux-mêmes redoutent ces interventions, car les feux de batteries sont difficiles à maîtriser et nécessitent des moyens spécifiques, ainsi que dix fois plus d’eau que lorsqu’il s’agit d’éteindre l’incendie d’une batterie de voiture thermique.
Dans ce contexte, Stellantis n’a pas intérêt à laisser planer le moindre doute. Chaque campagne de rappel est une manière d’affirmer sa responsabilité et de rassurer ses clients.
Un rappel aux répercussions multiples
Au-delà de la technique, ce rappel soulève des questions économiques et symboliques. Pour Stellantis, l’opération coûtera plusieurs millions d’euros, entre la logistique, le temps de travail des concessionnaires et les éventuels remplacements de batteries, un composant qui peut représenter jusqu’à 40 % du prix d’une voiture hybride.
Enfin, il y a la question de la confiance. Les voitures électrifiées représentent l’avenir de la mobilité, mais chaque incident rappelle qu’elles reposent sur des technologies encore jeunes et perfectibles.
©speedylife
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