Vidéo-surveillance : la CNIL autorise Nice à tester la reconnaissance faciale

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) vient d’autoriser la ville de Nice sur l’utilisation de la reconnaissance faciale pour la vidéo-surveillance. Le dispositif va être testé les 19 et 20 février à l’occasion du carnaval de Nice.
Est-ce que le dispositif aurait servi à quelque chose lors du funeste attentat du 14 juillet 2016 ? Rien n’est moins sûr, mais il est certain que l’événement tragique a joué un rôle dans le développement de l’idée à la mairie de Nice. Le maire de la ville, Christian Estrosi vient en effet d’annoncer que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a donné son autorisation pour tester un dispositif de reconnaissance faciale. « La ville va ainsi tester pendant deux jours le logiciel de reconnaissance faciale les 19 et 20 février, dans l’enceinte du carnaval de Nice dont la 135e édition a commencé samedi, a précisé Christian Estrosi lors d’une conférence de presse, soulignant qu’il s’agissait d’une « première en France » sur la voie publique. A l’issue de cette expérimentation, un rapport sera remis à la CNIL dans un délai de deux mois » explique Le Figaro.
Cette phase de test va consister à utiliser la forte influence durant le carnaval pour tester e logiciel de recherche. « Concrètement, l’expérimentation va permettre de tester différents scénarios, comme celui d’un enfant perdu dans la foule, d’une personne âgée vulnérable elle aussi égarée ou encore d’une personne dite « d’intérêt », c’est-à-dire recherchée, en mettant en oeuvre six caméras de vidéo-surveillance positionnées sur le périmètre de test, limité à une partie de l’enceinte du carnaval. Le logiciel « Any Vision » utilisé permet notamment, indique Jean-Philippe Claret, président de Confidentia qui dispose de sa licence, « de reconnaître quelqu’un même si la photo a trente ans » ou encore de reconnaître une personne passant de profil près d’une caméra, même si la photo fournie est de face » précise le quotidien.
Mais on est encore loin d’une utilisation à grande échelle dans la ville. Il suffit de jeter un œil sur les conditions d’utilisation imposée par la CNIL pour s’en convaincre. « Encadré par la CNIL, le test consiste à demander à un millier de volontaires venant au Carnaval de jouer le rôle de « cobaye » et d’accepter le principe de la reconnaissance faciale, ce qui permettra ensuite de rechercher parmi eux des personnes disparues ou suspectes dont les opérateurs de vidéo-surveillance auront la photo. Les personnes qui ne seront pas volontaires auront le visage flouté et ne seront pas reconnaissables sur les images. La CNIL a également imposé la pose de panneaux informatifs pendant cette expérimentation » nous apprend Le Figaro.





