Le prix des billets d’avion va augmenter… à cause d’une taxe !

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Le prix des billets d’avion va augmenter… à cause d’une taxe ! © Speedy life

Les compagnies aériennes espéraient pouvoir échapper à la motion de censure, mais il n’en sera rien : le ministre délégué aux Comptes publics, Amélie de Montchalin, a confirmé auprès de BFMTV, dimanche 26 janvier 2025, la volonté du gouvernement d’intégrer la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA) dans le budget de 2025.

Billets d’avion : des hausses différenciées à venir selon les vols

La taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA), introduite pour la première fois en 2006, augmentera en 2025, à condition que cette mesure fiscale soit adoptée dans le cadre du projet de loi pour le budget de 2025. Comme elle l’a indiqué, en effet, Amélie de Montchalin, ministre déléguée aux Comptes publics, auprès de BFMTV : « Alourdir la fiscalité pesant sur les billets d’avion est avant tout une mesure de fiscalité écologique […] qui a du sens. »

Dans la pratique, cette taxe progressera de manière graduelle selon la distance parcourue et la classe de voyage afin d’être « équitable ». Ainsi donc, la TSBA augmentera de manière graduelle selon la distance parcourue et la classe de voyage. Un vol domestique ou intra-européen en classe économique verra sa taxe passer de 7,51 euros à 9,50 euros (+2 euros). Pour les longs courriers de plus de 5 500 kilomètres, les hausses sont beaucoup plus marquées : 41 euros pour un billet économique (+33,49 euros) et 120 euros pour un siège en classe affaires (+56,93 euros). Cette mesure fiscale concernera aussi bien les compagnies étrangères opérant en France que les compagnies aériennes françaises, précise encore la ministre.

Des impacts importants négatifs pour les compagnies et les voyageurs les plus modestes

Si le gouvernement met en avant l’objectif écologique de la réforme, ses conséquences économiques suscitent des critiques virulentes de la part de la filière française. Benjamin Smith, directeur général d’Air France-KLM, a qualifié cette taxe de « décision irresponsable », évoquant son impact sur un secteur déjà en difficulté.

La pilule est tout aussi difficile à avaler pour les voyageurs, en particulier les plus modestes. En effet, bien qu’Amélie de Montchalin justifie la hausse de la TSBA en affirmant que « Les 20 % de la population ayant les revenus les plus élevés sont responsables de plus de la moitié des dépenses consacrées aux voyages en avion », la DGAC souligne que 32 % des voyageurs des aéroports français appartiennent aux catégories socioprofessionnelles modestes.

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