Netflix augmente (encore) ses prix en France : ce que vous allez payer

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Netflix augmente (encore) ses prix en France : ce que vous allez payer © Speedy life

Au 18 avril 2025, Netflix ne propose plus que trois offres actives en France.

Longtemps perçu comme un abonnement abordable, presque invisible sur les relevés bancaires, Netflix est aujourd’hui devenu un service payant à part entière, dont le coût peut peser lourd dans le budget d’un foyer. Depuis la suppression de son offre la plus économique et la généralisation du paiement pour les comptes partagés, la plateforme de streaming a transformé sa politique tarifaire en profondeur.

Netflix : en 2025, un seul abonnement, trois tarifs… et bien plus à payer

Au 18 avril 2025, Netflix ne propose plus que trois offres actives en France. La première, à 7,99 euros par mois, inclut de la publicité, une qualité vidéo en Full HD (1080p) et un accès partiel au catalogue : certains films ou séries sont bloqués pour des raisons de droits, signalés par une icône de cadenas. C’est aujourd’hui l’entrée de gamme officielle, depuis la suppression de l’ancien forfait Essentiel, plus simple et sans pub, qui a été discrètement retiré du marché à la fin de l’année 2023.

L’offre Standard, désormais positionnée à 14,99 euros, permet de visionner l’intégralité du catalogue, toujours en 1080p, sans publicité. Elle autorise deux écrans simultanés, avec téléchargement des contenus sur deux appareils compatibles. L’offre Premium, enfin, culmine à 21,99 euros par mois. Elle donne accès à une qualité d’image en 4K HDR, au son spatial, à quatre écrans simultanés, et à six appareils pour le téléchargement hors ligne.

En apparence, la grille paraît claire. Mais le vrai coût se dessine ailleurs. Car Netflix impose désormais des limites strictes sur le partage de compte. Les abonnements sont réservés à un seul foyer, défini par l’adresse IP principale. Toute personne qui n’habite pas sous le même toit doit être ajoutée comme abonné supplémentaire, et ce service est payant. Pour les formules avec publicité, le tarif est fixé à 5,99 euros mensuels par personne. Pour les offres sans publicité, la facture grimpe à 6,99 euros. Et chaque formule n’autorise qu’un certain nombre d’extensions : un seul compte secondaire pour l’abonnement Standard, deux au maximum pour la formule Premium.

Des petits montants mensuels, mais une facture qui enfle à l’année

Pris isolément, les montants peuvent paraître anodins. Sept euros ici, quinze euros là. Mais à l’échelle d’un an, les résultats sont tout autres. Un abonné Standard sans option supplémentaire débourse 14,99 euros par mois, soit près de 180 euros par an. L’abonnement Premium monte à presque 264 euros, sans compter les éventuels comptes secondaires. Dès que l’on ajoute un seul utilisateur supplémentaire, la note annuelle bondit. Une formule Premium avec deux abonnés secondaires, tous en accès sans publicité, atteint 35,97 euros par mois, soit 431,64 euros sur douze mois.

Dans ce contexte, le rapport entre ce que l’on paie et ce que l’on consomme mérite d’être examiné de près. Pour un usage quotidien, en famille, avec plusieurs écrans actifs et une exigence de qualité d’image, l’investissement peut se justifier. Mais pour un spectateur occasionnel, qui regarde quelques séries par mois, la pertinence de maintenir l’abonnement devient discutable. D’autant que Netflix, contrairement à certains autres services, ne propose aucune formule annuelle avec remise, ni réduction pour engagement prolongé. L’addition est donc pleine, et elle revient tous les mois, que l’on regarde ou non.

Gérer intelligemment son abonnement Netflix en 2025

Dans cette configuration, certains arbitrages s’imposent. Le premier consiste à évaluer régulièrement son usage réel. Si l’on utilise un seul écran, sans besoin particulier en qualité vidéo, il peut être pertinent d’opter pour la formule avec publicité. Cette solution permet de diviser la facture par deux, à condition d’accepter quelques minutes d’interruptions pendant les programmes. En revanche, si l’on a investi dans un téléviseur 4K et que l’on consomme plusieurs séries par semaine, la formule Premium reste cohérente, à condition de ne pas dépasser le cadre strict du foyer.

Un autre levier d’économie peut consister à suspendre temporairement son abonnement. La plateforme permet de le faire à tout moment, sans frais, et de le réactiver plus tard. Cette solution est souvent sous-estimée, mais elle permet d’éviter des dépenses inutiles en période creuse. Enfin, dans un environnement où la concurrence ne cesse de croître, il peut être judicieux d’alterner les abonnements : privilégier Netflix pendant quelques mois, puis basculer sur un autre service comme Disney+ ou Prime Video. Cette rotation permet de diversifier les contenus sans alourdir son budget mensuel.

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