Citizenship fatigue : le mal-être caché qui ronge les salariés

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La "citizenship fatigue" : un nouveau mal-être au travail
Citizenship fatigue : le mal-être caché qui ronge les salariés © Speedy life

Saviez-vous que **45%** des salariés français ressentent une détresse psychologique liée à leur engagement au travail ? Découvrez comment la « citizenship fatigue » impacte votre bien-être et comment éviter ce piège qui guette tous les travailleurs.

Dans le monde pro d’aujourd’hui, un phénomène inquiétant se fait de plus en plus sentir : la « citizenship fatigue ». Ce type d’épuisement, même s’il est moins connu que le burn-out, touche un nombre grandissant de salariés. On le reconnaît par une fatigue liée aux tâches en plus, effectuées en dehors des heures de bureau. Ces missions, souvent réalisées pour venir en aide à l’entreprise, peuvent nuire considérablement au moral et au bien-être des employés.

Mieux saisir la fatigue citoyenne

La « citizenship fatigue » découle directement de l’attitude citoyenne adoptée par certains salariés pour soutenir leur boîte. On parle ici d’actions qui dépassent largement ce qui est demandé au quotidien au boulot. Par exemple, filer un coup de main aux collègues dans leurs tâches, valoriser l’entreprise sur les réseaux sociaux ou encore participer à des projets non rémunérés restent des exemples bien précis de ce genre d’engagement. Même si ces actions semblent positives sur le moment, elles risquent vite de peser lourd quand elles s’accumulent sans jamais être reconnues.

Les derniers chiffres donnent le ton. D’après un sondage Opinionway réalisé en mars 2025, 45% des salariés français se sentent en détresse psychologique, une proportion qui a grimpé par rapport à l’année précédente. Ce chiffre incite à prendre ce phénomène au sérieux.

Les conséquences lourdes et les pistes à explorer

Un des points les plus préoccupants de cette fatigue citoyenne, c’est qu’elle peut laisser place à une tristesse persistante et à de la frustration. Malgré tous les efforts fournis, ces actions volontaires ne débouchent que rarement sur des promotions ou des augmentations de salaire, ce qui renforce le sentiment d’injustice et de surcharge.

Pour tenter de freiner ce phénomène, plusieurs pistes peuvent être envisagées. Il est important que chaque salarié prenne le temps de se poser et de vérifier si son boulot est réellement la source de son épuisement. Baisser la cadence au travail sans culpabiliser semble aussi indispensable pour préserver son équilibre mental. Du côté des employeurs, leur rôle n’est pas à négliger : ils doivent savoir repérer les signes de fatigue chez leurs équipes et éviter de mettre trop de pression.

Le double visage de l’engagement pro

Même si cette attitude volontaire cache des risques, elle n’est pas sans bénéfices. En effet, elle permet de développer ses compétences et d’évoluer dans l’entreprise. Elle favorise aussi la création de liens avec de nouveaux collègues, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives professionnelles.

Comme le rappelle Peter Duris : « Vous pouvez contribuer au fonctionnement quotidien d’une entreprise […] Mais si vous atteignez un point de basculement dans la lassitude de la citoyenneté, vous risquez de perdre l’énergie et la motivation qui vous animaient. » Cette citation nous montre bien qu’il est important de trouver le juste équilibre entre engagement au travail et bien-être personnel.

Le vrai challenge réside donc dans la capacité à profiter des avantages de ce comportement tout en évitant de tomber dans ses écueils. En prenant conscience des risques liés à la « citizenship fatigue », salariés et employeurs peuvent collaborer pour créer un environnement au travail plus sain et équilibré.

La « citizenship fatigue » nous rappelle combien il est vital de connaître ses limites tout en reconnaissant les efforts individuels dans le milieu professionnel. Adopter une approche proactive face à ce phénomène devrait permettre à chacun de retrouver un bon équilibre entre vie pro et vie perso, gage d’un épanouissement durable au boulot.

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