Alimentation à l’école : ce qui va changer pour vos enfants dès 2026

Publié le
Lecture : 3 min
alimentation-éducation-école-enfants©speedylife

L’alimentation va prendre une nouvelle place à l’école. Le 16 février 2026, les députés ont adopté un texte lançant une expérimentation nationale dédiée à cet apprentissage. Objectif : donner aux élèves des repères concrets sur ce qu’ils mangent et pourquoi cela compte.

À partir de 2026, certaines écoles, collèges et lycées volontaires intégreront des séances régulières consacrées à l’alimentation. Votée par l’Assemblée nationale le 16 février 2026, cette expérimentation entend installer durablement cet enseignement dans le parcours scolaire des élèves.

Une nouvelle place pour l’alimentation dans l’emploi du temps

L’expérimentation doit durer trois ans. Elle concernera les écoles, collèges et lycées situés dans des académies volontaires.

Au primaire, un temps dédié sera prévu au minimum une fois par trimestre. Au collège, les séances seront intégrées au parcours éducatif de santé. Au lycée, il s’agira d’un module spécifique proposé dans le cadre de l’expérimentation.

Pour la députée Olivia Grégoire, à l’origine du texte, il est essentiel d’inscrire cet apprentissage dans la durée : « Il faut qu’il y ait un temps dédié à l’éducation à l’alimentation une fois par trimestre, tout au long de la scolarité jusqu’au lycée. »

Autrement dit, l’objectif est de créer un rendez-vous régulier et structuré, et non une intervention ponctuelle.

Ce que les élèves vont vraiment apprendre

Loin d’un simple discours théorique, les contenus annoncés couvrent plusieurs dimensions :

  • comprendre l’équilibre alimentaire ;
  • identifier la saisonnalité des produits ;
  • savoir lire certaines informations sur les emballages ;
  • découvrir l’origine des aliments ;
  • réfléchir aux enjeux environnementaux liés à la production.

Des ateliers pratiques, des projets interdisciplinaires ou des rencontres avec des professionnels pourraient compléter les séances classiques.

Pour les enfants, cela peut se traduire par une meilleure compréhension de ce qu’il y a dans leur assiette à la cantine… et à la maison.

Pourquoi cette décision maintenant ?

Le vote intervient dans un contexte sanitaire tendu. En France, près d’un adulte sur deux (49%) est en situation de surpoids et un sur cinq (20%) souffre d’obésité, selon les chiffres rappelés lors des débats parlementaires. Les inégalités sociales sont également marquées : certaines familles sont plus exposées que d’autres aux difficultés d’accès à une alimentation équilibrée.

Dans l’hémicycle, Olivia Grégoire a souligné la dimension éducative du projet : « Former nos enfants à comprendre ce qu’ils mangent, à connaître les saisons, les produits et les territoires, c’est leur donner les clés d’une autonomie éclairée. »

L’école est ainsi présentée comme un levier pour agir en prévention, dès le plus jeune âge.

Un impact concret pour les parents

Même si la réforme concerne d’abord l’organisation scolaire, ses effets pourraient se faire sentir à la maison. Les enfants exposés à ces apprentissages pourraient poser davantage de questions sur les courses, la composition des repas ou l’origine des produits.

Pour certains parents, cela pourra être l’occasion d’engager des discussions sur les habitudes alimentaires familiales. Pour d’autres, cela offrira un appui pédagogique supplémentaire, notamment lorsqu’il est difficile d’aborder ces sujets seul.

L’objectif affiché par les pouvoirs publics est aussi de réduire les écarts d’information entre familles, en garantissant à tous les élèves un minimum de connaissances communes.

Une expérimentation avant une éventuelle généralisation

Le dispositif reste, pour l’instant, limité dans le temps et dans l’espace. Les académies devront se porter volontaires et organiser la mise en œuvre concrète.

Plusieurs questions restent ouvertes :

  • les enseignants disposeront-ils d’outils suffisants ?
  • comment intégrer ces séances dans des emplois du temps déjà chargés ?
  • quels moyens financiers seront mobilisés ?

L’expérimentation doit permettre de tester le modèle avant d’envisager une extension nationale.

Une évolution dans la manière de parler d’alimentation aux jeunes

Au-delà de la technique législative, cette décision marque une évolution culturelle. L’alimentation n’est plus seulement considérée comme une question domestique ou médicale, mais comme un sujet d’apprentissage à part entière.

Si l’expérimentation lancée en 2026 porte ses fruits, les élèves français pourraient grandir avec une compréhension plus fine de leur rapport à la nourriture — un enjeu qui dépasse largement le cadre de la cantine scolaire.

Laisser un commentaire