Le chèque ne sera plus accepté pour payer ses impôts en 2027

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Le paiement des impôts par chèque sera supprimé pour les particuliers en 2027. Selon les données de la Direction générale des finances publiques, ce moyen de règlement représente encore des millions de transactions chaque année, mais ne pèse plus qu’une part marginale des montants encaissés.

Impôts : la fin du chèque obligera certains contribuables à changer leurs habitudes

Pour les contribuables qui réglaient encore leur impôt par courrier, la disparition du chèque constituera un changement très concret. À compter de 2027, l’envoi d’un règlement papier au Trésor public ne sera plus possible. Les paiements devront être effectués en ligne ou via un prélèvement automatique.

Dans les faits, une majorité de foyers a déjà adopté ces solutions numériques. Le prélèvement mensuel permet d’étaler la charge fiscale, tandis que le paiement en ligne autorise un règlement ponctuel depuis l’espace personnel sécurisé du site des impôts. Pour ces contribuables, la réforme restera largement invisible.

En revanche, les ménages qui utilisaient le chèque par habitude, par préférence ou par difficulté d’accès aux outils numériques devront adapter leur mode de paiement. La transition peut concerner des personnes âgées, des contribuables peu familiers des démarches en ligne ou attachés à la trace matérielle que constitue un chèque.

Selon Le Monde, qui a consulté un document interne de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), « la fin des encaissements par chèques peut ainsi s’envisager à horizon 2028 ». Cela signifie que la suppression pour les particuliers s’inscrit dans une évolution plus large des encaissements publics.

4,5% des opérations mais seulement 1% des montants encaissés

Les données publiées par la DGFiP montrent un recul continu de ce moyen de paiement. En 2024, 39 millions de chèques ont été encaissés par le Trésor public. Ce chiffre englobe l’ensemble des paiements adressés à la sphère publique, au-delà des seuls impôts des particuliers.

Sur dix ans, le nombre de chèques traités a diminué de 72%. Cette baisse reflète la montée en puissance des paiements électroniques dans les relations avec l’administration. Déclaration en ligne, prélèvement à la source et espace fiscal numérique ont progressivement réduit la place du support papier.

Pour les impôts des particuliers, 6,6 millions de chèques ont encore été enregistrés en 2024. Selon les données de la DGFiP, ces règlements représentent 4,5% des opérations mais seulement 1% des montants encaissés. Autrement dit, le chèque demeure visible en volume, mais il ne pèse plus significativement dans les recettes fiscales.

Une transition qui laisse peu de place au papier

À l’horizon 2027, les paiements d’impôts des particuliers reposeront exclusivement sur des circuits numériques. Pour les contribuables qui n’utilisent pas encore ces outils, l’enjeu sera d’anticiper cette évolution afin d’éviter toute difficulté lors des échéances fiscales.

L’administration fiscale met en avant les dispositifs d’accompagnement existants, notamment les accueils physiques et les structures d’aide aux démarches administratives. Mais la réforme confirme une tendance de fond : la relation financière entre les ménages et l’État devient presque entièrement dématérialisée.

Avec 39 millions de chèques encore encaissés en 2024, le support papier n’a pas totalement disparu. Toutefois, la baisse de 72% enregistrée en une décennie indique que le mouvement est déjà largement engagé.

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