Elle n’est sur aucune palette de maquillage, dans aucun arc-en-ciel, ni même sur nos écrans. Des chercheurs américains affirment avoir découvert une couleur totalement nouvelle. Intriguant, non ? On vous explique.
C’est un peu comme si on vous disait qu’il existe une nouvelle saveur, mais que vous ne pourrez jamais la goûter. Eh bien, avec la couleur olo, c’est pareil.
Nouvelle couleur : une découverte étrange venue d’un laboratoire
Tout part d’une expérience un peu folle : aux États-Unis, une équipe de chercheurs a envoyé un laser directement dans les yeux de cinq volontaires. Pas pour leur faire mal, rassurez-vous. Leur idée ? Stimuler une toute petite partie de l’œil, la rétine, qui permet de capter les couleurs.
Dans notre œil, on a des petites cellules appelées cônes. Il y en a trois types : pour voir le bleu, le vert et le rouge. En général, quand on voit une couleur, plusieurs de ces cônes s’activent en même temps. Mais là, les scientifiques ont réussi à n’en activer qu’un seul, celui qui capte le vert.
Et c’est là que le miracle (ou le mystère) a eu lieu : les participants ont vu une couleur jamais vue auparavant. Une sorte de bleu-vert ultra intense. Ils l’ont appelée olo.
Parce que olo, c’est une couleur qu’on ne peut pas créer dans la vraie vie. Pas en peinture, pas à l’écran, pas même avec les plus beaux filtres Instagram. Elle n’apparaît que dans ces conditions très précises, quand un seul type de cône dans l’œil est activé tout seul.
Un des chercheurs, le professeur Ren Ng, a décrit olo comme étant « plus saturée que n’importe quelle couleur que vous pouvez voir dans le monde réel ». Un peu comme si on avait vu toute sa vie du rose pastel, et qu’un jour, on tombait sur un rose si intense qu’il semble venir d’un autre monde.
Olo : certains y croient, d’autres pas du tout
Bien sûr, cette histoire a fait réagir dans le monde scientifique. Et tout le monde n’est pas d’accord. Certains experts pensent que ce n’est pas une nouvelle couleur, mais juste une sensation visuelle différente. Comme un vert très, très intense. Pour le professeur John Barbur, c’est surtout un tour de passe-passe du cerveau.
Mais même si olo ne fait pas l’unanimité, l’expérience a au moins le mérite de nous montrer que notre perception du monde n’est pas aussi complète qu’on le croit.
Au-delà de l’effet waouh, cette technologie pourrait avoir une vraie utilité. En stimulant certains cônes bien précis, on pourrait peut-être aider les personnes daltoniennes à retrouver une perception plus riche.
Un chercheur anglais, Andrew Stockman, y voit même une piste pour améliorer la vue dans certains cas. Mais bon, on n’en est pas encore là. Pour l’instant, olo reste une curiosité de laboratoire… mais une curiosité qui fait réfléchir.
©speedylife
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