Ce qui change au 1er octobre : APL, protections hygiéniques, gaz…

Publié le
Lecture : 3 min
Ce qui change au 1er octobre : APL, protections hygiéniques, gaz...
Ce qui change au 1er octobre : APL, protections hygiéniques, gaz… © Speedy life

À partir du 1er octobre 2026, les protections hygiéniques réutilisables seront remboursées pour les femmes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire. Parallèlement, les APL augmentent de 1,15 %, le prix du gaz flambe de 6,3 % et les franchises médicales voient leur plafond grimper à 140 euros par an.

À partir du 1er octobre 2026, l’Assurance maladie prendra en charge les protections hygiéniques réutilisables pour les femmes de moins de 26 ans et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S). Cette mesure, inscrite dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, vise à améliorer l’accès aux produits d’hygiène féminine. Des études montrent qu’environ une femme sur dix en France souffre de précarité menstruelle, les obligeant à rationner ou à utiliser des protections inadéquates par manque de moyens.

Types de protections remboursées

Seuls deux types de protections périodiques réutilisables sont éligibles au remboursement : les coupes menstruelles et les culottes menstruelles. Les protections jetables, telles que les serviettes et tampons, ne sont pas couvertes. La prise en charge est limitée à deux produits par an, à compter de la date du premier achat et renouvelable chaque année.

Pour être remboursées, ces protections doivent respecter des normes strictes. Les culottes menstruelles doivent avoir la certification Oeko-Tex Standard 100 classe I ou II, garantissant l’absence de substances nocives. Elles doivent absorber plus de 12 millilitres. Les coupes menstruelles doivent être certifiées Ecolabel européen ou testées selon la norme ISO 10993-1, avec une capacité entre 20 et 30 millilitres.

Seuls les produits vendus en pharmacie et listés par le ministère de la Santé sont éligibles au remboursement. Les achats en supermarché, en ligne ou ailleurs ne sont pas concernés.

Bénéficiaires et taux de remboursement

La mesure concerne deux groupes : les personnes assurées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, avec une prise en charge de 55 à 65 % du prix, et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire, qui seront remboursés à 100 %. Le ministère de la Santé estime que 5,6 millions de femmes pourraient bénéficier du dispositif, qui débutera à la rentrée universitaire, selon l’annonce du gouvernement faite en avril 2026. La ministre de la Santé a affirmé : « Nous voulons garantir à toutes les femmes un accès digne aux protections périodiques » lors de la présentation du décret.

Encadrement de la mesure par arrêté

Un arrêté du 6 août 2026 précise les modalités de remboursement, les critères de conformité et les circuits de distribution autorisés. Il prévoit également un suivi annuel pour évaluer l’impact de cette mesure sur la précarité menstruelle. Bien que saluée par les associations féministes, elles rappellent que les protections jetables, majoritairement utilisées, restent exclues.

Autres changements au 1er octobre

En parallèle, d’autres mesures prennent effet. Les aides personnalisées au logement (APL) augmentent de 1,15 %, après une hausse de 1,04 % en 2025. Cette revalorisation concerne environ 5,6 millions de foyers, faisant passer le montant moyen de 219 à 221,52 euros. Cependant, selon le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, les APL ne seront pas revalorisées en 2027, bien qu’elles ne diminueront pas.

Le prix de référence du gaz connaît également une hausse de 6,3 % en octobre, après une augmentation de 5,6 % en septembre, atteignant 182,88 euros TTC par mégawattheure. Cela signifie 5,28 euros supplémentaires en moyenne sur la facture d’octobre pour environ 6 millions de ménages.

Enfin, le plafond des franchises médicales passe de 100 à 140 euros par an. Les franchises sur les médicaments, actes paramédicaux et transports sanitaires augmentent de 50 à 70 euros, de même que les participations forfaitaires pour consultations et examens. Les mineurs, femmes enceintes et bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire restent exemptés. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a précisé que 18 millions de Français ne sont pas concernés par ces hausses.

Laisser un commentaire