Déclaration de revenus 2025 : tout savoir sur la nouvelle obligation pour l’emploi à domicile

L’obligation déclarative renforcée impose aux contribuables de conserver l’ensemble des justificatifs relatifs aux prestations effectuées.
L’année 2025 change un peu les règles pour les particuliers employeurs et les bénéficiaires du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Une réforme fiscale impose désormais une déclaration plus détaillée des dépenses engagées dans ce cadre. L’administration fiscale renforce ainsi son contrôle sur cette niche fiscale qui représente une charge importante pour l’État.
Une complexification de la déclaration pour l’emploi à domicile
Jusqu’à présent, la déclaration du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile était relativement simple : les ménages devaient seulement renseigner le montant total des dépenses engagées dans l’année. À partir de la déclaration de revenus de l’année 2025 (donc sur les revenus 2024), ils devront en plus détailler la nature exacte des prestations financées ainsi que l’identité des bénéficiaires des paiements.
Concrètement, cette mesure concerne tous les foyers déclarant des dépenses liées à des services à la personne, qu’il s’agisse de ménage, de garde d’enfants, de soutien scolaire ou d’assistance aux personnes âgées ou handicapées. L’objectif est de s’assurer que les sommes déclarées correspondent bien à des prestations éligibles au crédit d’impôt.
L’importance d’avoir les justificatifs
L’obligation déclarative renforcée impose aux contribuables de conserver l’ensemble des justificatifs relatifs aux prestations effectuées. Les employeurs particuliers devront être en mesure de fournir des factures ou des attestations émanant des organismes agréés, des entreprises de services à domicile ou des plateformes comme le CESU. Il est recommandé de vérifier attentivement les documents transmis par ces intermédiaires, car toute erreur ou omission pourrait entraîner une réduction du crédit d’impôt, voire un redressement fiscal.
Le gouvernement veut ainsi serrer la vis sur les niches fiscales, dont fait partie le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. D’autant plus que son coût est estimé à plus de six milliards d’euros par an. Certains parlementaires militent d’ailleurs pour une réduction progressive de cet avantage fiscal, notamment en abaissant son taux de 50 % à 40 %.
Si cette niche fiscale reste maintenue pour l’instant, la multiplication des contraintes administratives pourrait dissuader certains ménages d’y recourir. Ce qui, à terme, pourrait aboutir à une refonte plus profonde du dispositif.






