Les signes d’AVC que vous devez absolument connaître

Chaque année, 20 % des survivants d’un AVC décèdent dans l’année qui suit. Et saviez-vous que les moins de 65 ans sont de plus en plus touchés ? Découvrez les signes à ne pas ignorer !
L’accident vasculaire cérébral (AVC) reste une urgence médicale qui peut provoquer de gros dégâts. Chaque année, il touche des milliers de personnes, laissant souvent des séquelles lourdes et pouvant même être fatal. 20 % des patients qui survivent à un AVC décèdent dans l’année qui suit. Même si l’âge moyen des personnes concernées est de 74 ans, l’AVC peut survenir chez des adultes de tout âge et on remarque une hausse inquiétante des cas chez les moins de 65 ans. Reconnaître les signes avant-coureurs et les facteurs de risque est indispensable.
Comprendre l’AVC et ses déclencheurs
L’AVC se produit quand l’apport de sang à une zone du cerveau est interrompu, soit par un blocage (AVC ischémique), soit par la rupture d’un vaisseau (AVC hémorragique). Ce manque de sang peut entraîner la mort des cellules cérébrales en quelques minutes, ce qui montre bien l’urgence d’agir vite. Si vous suspectez un AVC, il faut appeler tout de suite les secours aux numéros 15 ou 112.
Les symptômes varient, mais on remarque souvent une confusion soudaine, des difficultés d’élocution ou un engourdissement net d’un bras ou d’une jambe. Ces signes doivent absolument être pris au sérieux, car ils peuvent indiquer non seulement un AVC mais aussi un accident ischémique transitoire (AIT) – une obstruction qui se résorbe d’elle-même (bien qu’il se passe souvent la nuit, un AIT augmente considérablement le risque d’un AVC).
Les signes pendant la nuit et les risques associés
Certains signaux nocturnes peuvent révéler un risque plus élevé d’AVC. Par exemple, des ronflements forts combinés à des pauses dans la respiration sont souvent le signe du syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS). Ce trouble provoque des baisses d’oxygène répétées dans le sang, ce qui favorise l’hypertension, l’inflammation des vaisseaux et l’athérosclérose. Pour citer un médecin urgentiste, « ce trouble entraîne des baisses répétées d’oxygène dans le sang, favorise l’hypertension, l’inflammation vasculaire et l’athérosclérose. » Le SAOS peut multiplier par deux à quatre le risque d’AVC.
L’hypertension joue aussi un rôle déterminant dans le risque d’AVC. Se réveiller avec un mal de tête inhabituel peut être un indice important. De même, une irrégularité du rythme cardiaque pendant la nuit peut être le signe d’une fibrillation atriale, une situation qui peut entraîner des caillots sanguins susceptibles de migrer jusqu’au cerveau.
L’importance d’agir vite
Intervenir le plus rapidement possible dès les premiers signes d’un AVC est indispensable pour réduire ses conséquences parfois dramatiques. Chaque symptôme doit être considéré comme potentiellement sérieux jusqu’à vérification médicale. Obtenir une aide médicale immédiatement peut diminuer net les risques de séquelles permanentes ou de décès.
Il est important pour chacun de rester attentif aux signes qui pourraient annoncer un AVC ainsi qu’aux différents facteurs qui y sont associés ). Reconnaître les signaux et réagir rapidement peut faire la différence entre la vie et la mort, ou entre une récupération complète et des séquelles lourdes. En étant plus à l’écoute des petits changements dans notre corps, on peut mieux protéger notre santé cardiovasculaire et celle de nos proches.






