Location de voiture : pourquoi les Français l’adoptent dans leur quotidien

Face à la hausse du coût de la voiture et aux nouvelles habitudes de mobilité, la location de véhicules s’impose comme une solution simple et flexible pour de nombreux Français. Une étude menée pour ADA révèle comment les usagers intègrent désormais la location dans leur quotidien, entre économies, besoins ponctuels et découverte de l’électrique.
En novembre 2025, une enquête réalisée auprès de 2 000 Français montre que la location s’invite de plus en plus dans les usages du quotidien. Que ce soit pour un déménagement, un week-end, une visite familiale ou une sortie improvisée, louer une voiture apparaît comme un réflexe qui s’installe durablement. Les chiffres présentés éclairent les raisons de cet engouement croissant, encore renforcé par les évolutions du marché et les contraintes de plus en plus fortes autour de la possession d’un véhicule personnel.
Pourquoi la location devient un réflexe pratique et économique
Pour les Français, la logique est d’abord budgétaire. Selon l’étude ADA, 49 % des répondants choisissent une location en priorité en fonction du prix. Avec la hausse du carburant, les révisions, l’assurance et les réparations parfois imprévues, garder une voiture au quotidien pèse lourd. Beaucoup préfèrent désormais payer uniquement lorsqu’ils en ont besoin. C’est ce qui explique le succès des locations de courte durée, qui permettent de remplacer facilement un véhicule indisponible ou d’en utiliser un uniquement pour un trajet spécifique.
Cette approche pragmatique s’accompagne d’une forte attente en matière de simplicité. Près d’un tiers des sondés estiment que l’expérience de location serait encore meilleure avec des offres plus attractives ou plus lisibles. Dans la vie quotidienne, cela se traduit souvent par une recherche de souplesse : une voiture pour quelques heures, une utilitaire pour transporter un meuble, un petit modèle pour des courses ponctuelles ou un séjour familial. La location courte durée répond à ces besoins précis sans engager de dépenses longues ou contraignantes.
Louer pour essayer, sans risque ni engagement
La location joue aussi un rôle essentiel pour ceux qui souhaitent essayer une voiture électrique sans changer leur mode de vie. D’après l’étude, 41 % des Français ont déjà loué un véhicule électrique, souvent par curiosité : 35 % expliquent vouloir simplement tester, sans pression. Cette motivation dépasse largement l’intention écologique. Comme le souligne Edwin Prache, directeur général d’ADA, « ce type de motorisation plaît », mais l’adoption passe d’abord par de l’information et de l’expérience. La location devient alors une manière de se faire une idée concrète, sans engagement et sans investissement.
Une fois l’essai réalisé, beaucoup reviennent vers l’électrique. Parmi ceux qui ont déjà tenté l’expérience, 68 % seraient prêts à renouveler. Cela montre que la location courte durée joue un rôle d’accélérateur dans la découverte de nouvelles motorisations. Toutefois, des freins persistent : 52 % des réticents craignent encore une autonomie insuffisante et 50 % redoutent le temps de recharge. Ces inquiétudes restent fortes dans la vie quotidienne.
Une pratique qui reflète des modes de vie différents
La location courte durée n’est pas vécue de la même façon selon l’âge ou l’endroit où l’on vit. Les jeunes adultes, notamment les 22-40 ans, sont les plus nombreux à louer des véhicules électriques : ils représentent 51 % des locataires de ce segment contre seulement 37 % pour l’ensemble des locations. En ville, où la possession d’un véhicule rime souvent avec stationnement difficile, restrictions de circulation et coûts élevés, louer devient une solution naturelle. En Île-de-France, par exemple, 26 % des utilisateurs de voitures électriques en location résident dans la région, alors qu’elle ne représente que 22 % des locataires au global.
À l’inverse, les conducteurs plus âgés continuent de privilégier des usages ponctuels et le moteur thermique. Les plus de 51 ans comptent pour 37 % des locataires au total, mais seulement 19 % des locataires de véhicules électriques. Ce contraste traduit des habitudes de mobilité différentes. Pour les seniors, la location est souvent associée à des besoins spécifiques — vacances, visites familiales, trajets exceptionnels — alors que pour les plus jeunes, elle s’inscrit davantage dans une logique de remplacement du véhicule personnel. Les deux usages coexistent désormais sur un marché en pleine expansion, qui pèse plusieurs milliards d’euros et dépasse largement le seul cadre touristique.






