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Autolib’ c’est terminé, le groupe embrassé par les 4 000 voitures électriques


Clarisse Rosius
Lundi 23 Juillet 2018




Le contrat avec la ville de Paris a bel et bien été rompu et les 4 000 voitures gérées par le groupe Bolloré ne sont plus le bienvenu. Une situation embarrassante qui pousse le site à chercher des solutions même si ces dernières ne sont pas légion : répartition sur d’autres villes, destruction ou vente d’occasion.


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C’est un divorce qui se passe mal entre Bolloré et la Mairie de Paris. Une séparation en catastrophe pour mettre un terme à une hémorragie financière et d’utilisateurs que rien n’a pu arrêter. Sept ans après le lancement de ce service, il devrait disparaitre définitivement d’ici quelques semaines. Une situation qui interroge sur l’avenir de la flotte de 4 000 Autolib’ qui couvrait toute l’agglomération parisienne.

« En cette période propice aux escapades provinciales, la Bluecar immatriculée dans le Finistère a déjà pris la route pour le grand air de Sologne. Si, à cette heure, le groupe Bolloré n’a pas encore apporté de réponses à nos questions, une chose est certaine : quelque 500 véhicules ont déjà gagné Romorantin, sur un millier à terme selon nos informations. Hier après-midi, deux camions chargés d’Autolib’ se pressaient à l’entrée de leur site d’accueil, en milieu d’après-midi. Un site à forte charge symbolique, puisqu’il s’agit de l’ancien site Matra 3, le dernier construit avant la fermeture de l’emblématique usine automobile en 2003. A l’endroit même où les rangées de petites voitures grises se densifient au fil des heures, les anciens Matraciens se souviennent avoir entreposé ici « entre 300 et 350 Renault qui partaient chaque jour », des Espace notammentse souvient l’un d’eux, « à la belle époque. » » raconte La Nouvelle République.
 
Le quotidien local voit déjà dans cette annonce une opportunité pour l’économie locale et notamment Romorantin, avec un gros contrat de destruction. Alors que le groupe Bolloré avait expliqué que des voitures seront répartis dans d’autres villes où le service est encore proposé, il y a fort à parier que tous les véhicules ne seront pas redéployés. La vente d’occasion apparait pourtant plus logique dans un contexte où le déploiement de l’électrique est un enjeu majeur, détruire plusieurs centaines de véhicules serait absurde.


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