Culture(s)

Golshifteh Farahani, l’altruiste


Béatrix Foisil-Penther
Vendredi 6 Février 2015




Bannie d'Iran, l'actrice Golshifteh Farahani pose nue en une de la revue « Égoïste ».


Dans le contexte actuel, cela peut apparaître comme un acte militant. Pourtant, les photos ont été prises il y a plusieurs mois. Sous l’objectif du photographe Paolo Roversi, l’actrice iranienne Golshifteh Farahani pose nue. Nue et en une du magazine Égoïste dont on ne comprend rien à la périodicité. Mais dont on salue l’élégance.

Dans le numéro 17 d’Égoïste, comme de bien entendu, l’actrice iranienne se met à nu. Elle a répondu aux questions de Serge Bramly, Prix Interallié pour Premier principe second principe (Lattès). En parlant d’elle, il confie à Elle : « C’est la fille la plus charismatique que j’aie rencontrée. »

En Iran, elle n’a pas le droit de retourner. En 2009, elle s’est rendue à New York à l’avant-première de Mensonges d'État de Ridley Scott, la tête nue. Ça n'a pas plu. Depuis, elle vit en France, et avec Louis Garrel ce qui ne gâche rien. « La France m’a libérée », explique Golshifteh Farahani à Serge Bramly. Et aussi, Paris « est le seul endroit de la planète où les femmes ne se sentent pas coupables. »

Égoïste, on va l’acheter. On va aussi revoir Golshifteh Farahani dans Syngué Sabour - Pierre de patience, adapté du roman d'Atiq Rahimi. Mon Dieu que les femmes continuent à poser nues. Surtout si elles sont aussi belles et libérées que Golshifteh Farahani.
 
 
 
 


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