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Les mystères des profondeurs des Iles Marquises


Clarisse Rosius
Mercredi 17 Juin 2020




Une étude américaine révèle la présence d’une zone mystérieuse à près de 3 000 kilomètres en profondeur des îles Marquises. Entre le noyau en fusion et le manteau solide de la Terre, sa composition est mystérieuse. Mieux comprendre cette zone pourrait permettre de mieux anticiper les irruptions volcaniques et donc prévenir les dégâts de celles-ci.


Creative Commons - Pixabay

Les profondeurs de la Terre n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Une étude publiée par Scientist révèle la découverte d’une zone mystérieuse dans le sous-sol des îles Marquises. « À très grande profondeur se trouve une zone très étendue, à la composition pour l’heure parfaitement inconnue. Des ondes sismiques ont révélé des structures géantes à 2 900 kilomètres sous la surface de la Terre, à la frontière entre le noyau en fusion de la Terre et le manteau solide. Analysant les données de centaines de tremblements de terre majeurs, Doyeon Kim de l’Université du Maryland et ses collègues ont trouvé une nouvelle structure sous les îles volcaniques des Marquises. La structure, connue sous le nom de zone à ultra-basse vitesse (ULV), mesure environ 1 000 kilomètres de diamètre et 25 kilomètres d’épaisseur » raconte le journal local La Dépêche de Haïti, dont l’article a été repéré par Actu.fr .

Grâce à l’analyse de milliers d’enregistrements d’activités sismiques réalisés entre 1990 et 2018, les chercheurs sont parvenus à estimer que les tremblements étaient issus d’une activité à plus de 200 kilomètres. « L’équipe de scientifiques a examiné les échos générés par un type spécifique d’ondes sismiques, appelées ondes de cisaillement, lors de leur déplacement le long de la frontière noyau-manteau. L’analyse simultanée de milliers d’ondes de cisaillement a révélé une énorme structure sous les îles Marquises. Une zone équivalente a été détectée sous Hawaii. L’étude du manteau terrestre permettrait, selon les scientifiques, de les éclairer sur la tectonique des plaques et ainsi éventuellement, prévenir éruptions volcaniques et tremblements de terre » appuie le journal local. 

Ne pouvant analyser que les ondes et leur déplacement, les chercheurs ne peuvent que lancer des hypothèses sur la composition de ces zones très éloignées.



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