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Maquillage, les 400 produits aux compositions indésirables


Clarisse Rosius
Vendredi 24 Février 2017




UFC-Que Choisir a mis en avant 400 produits cosmétiques qui contiendraient des composants indésirables. L’association demande à l’Etat de mettre en place des mesures plus restrictives pour lutter contre le phénomène.


ILD
D’après l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, environ 400 produits cosmétiques sont constitués d’ingrédients que l’on peut considérer comme pour le moins indésirables.     « Depuis son lancement en février 2016, cette liste a plus que doublé, déplore dans un communiqué l'organisme de protection des consommateurs. UFC-Que Choisir a dans sa ligne de mire "onze substances ou familles de substances indésirables préoccupantes", dont les perturbateurs endocriniens tels que le BHA ou les butyl- et propyl-parabens, ainsi que des allergènes comme la ethylisothiazolinone (MIT) » rapporte l’Agence France presse.
Les produits de beauté mais aussi pour nourrissons sont touchés, explique l’association. Des crèmes pour bébés contiendraient par exemple du phenoxyethanol, un conservateur toxique pour le foie. L’association fait appel aux autorités en déplorant que beaucoup de substances connues comme indésirables ne sont pas pour autant interdites. C’est notamment le cas des perturbateurs endocriniens puisque « les projets de définitions proposés par la Commission européenne exigent un niveau de preuve si élevé que, dans la pratique, aucune substance ne se verrait interdite. »
« Elle (l’association UFC-Que Choisir NDLR) presse donc "les pouvoirs publics européens de mettre en oeuvre sans délai les recommandations des experts en matière de retrait des substances, d'encadrer strictement les allégations d'étiquetage (comme les mentions +hypoallergénique+ ou +sans paraben+, NDLR) et, plus généralement, de proposer une nouvelle définition des perturbateurs endocriniens permettant un retrait effectif de ces substances nocives" » continue l’AFP.
Des affirmations démenties par la fédération des entreprises de beauté (Febea) qui a publié un communiqué pour affirmer que les produits ne présentaient pas de danger pour la santé. « La réglementation européenne est "la plus stricte" au monde en la matière, et elle évolue pour tenir compte des dernières connaissances scientifiques en s'appuyant sur un comité d'experts indépendants, a affirmé la Febea. Par ailleurs le secteur prend des engagements "forts" qui vont au-delà des réglementations, les entreprises ayant pour "priorité absolue" la sécurité des consommateurs, a encore insisté la fédération » conclue la dépêche.


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