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Œufs contaminés, les producteurs français pas concernés mais de nouveaux produits retirés


Clarisse Rosius
Vendredi 15 Septembre 2017




3 000 contrôles sur des œufs produits en France n’ont pas laissé paraitre de traces de contaminations au fipronil. En revanche, deux types de biscuits fabriqués en France avec des œufs de Hollande ont été ajoutés à la liste des produits retirés du marché.


ILD
Les premières conclusions des recherches sur l’affaire des œufs contaminés sont rassurantes pour la France. L’étude décidée par le ministère de l’Agriculture sur la filière française de production n’a laissé apparaitre aucune trace de l’insecticide fipronil qui a contaminé les œufs aux Pays-Bas et la Belgique. 2 900 élevages français avec 3 000 contrôles ont été passés à la loupe. Finalement, les produits contaminés fabriqués en France semblent avoir en commun l’utilisation d’œufs importés.

« La contamination de dizaines de millions d’œufs est apparue au grand jour début août et a concerné des produits vendus dans presque toute l’Union européenne (UE). Elle provient de la désinfection d’élevages de poules pondeuses par du fipronil, un antiparasitaire strictement interdit dans la chaîne alimentaire. La fraude a surtout été pratiquée aux Pays-Bas et en Belgique mais la Commission européenne, qui estime qu’elle remonte à septembre 2016, fait aussi état de cas potentiels en Allemagne (sept élevages), en France (l’unique élevage cité par Travert), en Italie (10 élevages) et en Hongrie (deux élevages) » rapporte un article en ligne du quotidien régional Le Dauphiné Libéré.

C’est ainsi que deux types de biscuits fabriqués en France viennent d’être ajoutés à la liste des produits contenant du fipronil et donc retirés de la vente. « Des biscuits fourrés Mister Choc Chocolat de marque Lidl, et des gaufres de la Biscuiterie Latour, située à Givet dans les Ardennes, ont été ajoutés à la liste disponible sur le site du ministère de l’Agriculture » ajoute le quotidien en s’appuyant sur les déclarations des autorités. L’affaire est donc loin d’être terminée et des comptes seront demandés aux gouvernements des pays concernés par des exportations contaminées le 26 septembre à l’occasion de la réunion des ministres de l’Agriculture sous le patronage de la Commission européenne. 


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