Carrière

Quelles conséquences sociales d’un licenciement ?


La Rédaction
Jeudi 6 Février 2014




Tant pour l’employeur que pour l’employé, le licenciement ne se fait jamais de gaité de cœur. Les conséquences sont importantes, tant du point de vue social que psychique.


Inégalité des licenciements

Les licenciements sont souvent différents et inégaux entre eux. Certains relèvent de l’incompatibilité avec un hiérarchique et ils sont subis par l’employé. D’autres sont effectués à contre cœur pour des motifs économiques en cas de difficulté de l’entreprise, et d’autres encore sont orchestrés d’un commun accord pour bénéficier au salarié qui désire partir pour convenance personnelle.

Conséquences sociales d’un licenciement subi

Dans la plupart des cas, les conséquences sociales sont importantes. Il s’agit d’une rupture dans sa vie. L’employé ne va plus au travail. Il reste à la maison, cherche un emploi, rencontre d’autres personnes dans son réseau, ou encore construit son réseau.
Dans une vie familiale, tout est chamboulé. Les enfants comme le conjoint s’inquiètent. Le fait de ne plus aller au travail et de ne plus s’habiller dans sa tenue réglementaire ou dans la tenue « professionnelle » constitue un changement qu’il faut prendre en compte. Les habitudes quotidiennes changent.
C’est le cas de Bérengère et Jérôme, jeunes quadragénaires qui ont tous deux été licenciés. Ils se retrouvent à rechercher ensemble, dans un même endroit : leur séjour autour d’un ordinateur. L’atmosphère devient vite étouffante. Leurs enfants sont inquiets, car ils comprennent touts petits comme grands que les rentrées d’argent seront plus compliquées.
Le couple est mis à rude épreuve. D’ailleurs, dans 70% des cas de licenciements en France, si le conjoint ne retrouve pas de travail dans les douze mois, la rupture est consommée et actée.
Par ailleurs, le Docteur Denis Roume, psychothérapeute spécialisé dans les couples, insiste lourdement sur le fait qu’ « il est courant qu’une personne qui perde son emploi, n’aie plus d’envie. Et notamment le tonus sexuel peut s’en retrouver fortement altéré ».

Risques psychiques

Ces ruptures dans la vie peuvent occasionner de grands bouleversements. Les pouvoirs publics en sont conscients, mais mettre en place de manière systématique un suivi psychologique s’avère bien improbable.
Les psychiatres seraient trop peu nombreux pour accompagner ces personnes. Les psychologues seraient également très utiles, mais la barrière économique peut dans la plupart des cas être fatale : ces spécialistes ne sont pas remboursés par l’assurance maladie. Il reste les coachs, mais ces spécialistes sont formés pour agir dans un milieu professionnel, et pas pour agir et soigner une pathologie.
Pour éviter une déprime, ou une situation de burn out, qui peut toutefois arriver, il est important de communiquer dans la sphère privée à propos du ressenti, des moments de mélancolie. Les entreprises devraient également aider les futurs licenciés en leur offrant un outplacement, un suivi psychologique et même un accompagnement pour occuper dans des loisirs privés dans un temps donné les « victimes ».
Ces dispositions ne sont pas prises en compte en France. En Scandinavie, la plupart des entreprises assurent un encadrement psychologique et offrent des séances de sport cérébral ou physique pour permettre au salarié licencié de bien accepter sa nouvelle vie.


Dans la même rubrique :