Des progrès sur l’alcool et la vitesse
Selon le 20e baromètre d’AXA Prévention, publié le 30 septembre 2024, en 2004, 14 % des conducteurs admettaient avoir pris le volant après avoir bu plus de quatre ou cinq verres d’alcool. En 2024, ils ne sont plus que 7 %. De même, rouler à 160-170 km/h sur autoroute devient de moins en moins courant, avec une chute impressionnante : 29 % des automobilistes le faisaient en 2004, contre seulement 8 % aujourd’hui. Ces progrès marquent l’impact des nombreuses campagnes de prévention et des durcissements législatifs qui ont sensibilisé les conducteurs.
Ces efforts se reflètent également dans l’équipement de sécurité des usagers : 62 % des cyclistes portent maintenant un casque, alors qu’ils n’étaient que 53 % en 2021. Les utilisateurs de trottinettes suivent la même tendance, avec 63 % d’entre eux qui portent un casque en 2024, contre 32 % seulement trois ans plus tôt. Le 20e baromètre d’AXA Prévention souligne ainsi que ces changements sont encourageants, mais que tout n’est pas encore gagné.
Téléphone au volant : une « hyperconnexion mortifère »
En effet, malgré ces améliorations, le 20e baromètre d’AXA Prévention dresse un constat alarmant sur l’usage des téléphones au volant. En 2024, 80 % des automobilistes reconnaissent utiliser leur smartphone en conduisant, un chiffre en forte hausse par rapport aux 22 % relevés en 2004. Téléphoner, consulter un SMS ou paramétrer son GPS sont devenus des habitudes courantes, et ce malgré les risques évidents. 46 % des automobilistes avouent téléphoner en conduisant, 31 % envoient des SMS, et 41 % paramètrent leur GPS pendant qu’ils roulent.
Pour Éric Lemaire, président d’AXA Prévention, « l’hyperconnexion est devenue mortifère » sur la route. Ce phénomène est particulièrement préoccupant chez les conducteurs de véhicules de société puisque 97 % d’entre eux admettent utiliser leur téléphone au volant. Les conducteurs de deux-roues ne sont pas épargnés non plus : 20 % d’entre eux déclarent envoyer des SMS en conduisant, un chiffre qui a bondi depuis 2018, où ils n’étaient que 3 %.
En définitive, le 20e baromètre d’AXA Prévention montre que, malgré la sensibilisation croissante, la prise de conscience des dangers du téléphone au volant reste insuffisante.
©speedylife
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