Selon une étude de KPMG, menée pour Philip Morris International, le marché parallèle de contrebande et de contrefaçon du tabac ne désemplit pas. Au contraire, il aurait même augmenté en 2023.
Les Français ont fumé 16,8 milliards de cigarettes illégales en 2023
La France comptait plus de 12 millions de fumeurs réguliers en 2022. Ces derniers, voyant le prix de leurs cigarettes continuer d’augmenter, se tournent de plus en plus vers le marché de contrebande et de contrefaçon pour faire des économies. Selon l’étude de KPMG, commandée par Philip Morris International, et plus de 43 % des cigarettes fumées en 2023 auraient été achetées en dehors du réseau des buralistes français, un chiffre en hausse de 9 % par rapport à l’année 2022.
Cela signifie que les Français ont consommé « 16,8 milliards de cigarettes illégales (…) notre pays représentant à lui seul près de la moitié des volumes illégaux de l’Union européenne », s’alarme Philip Morris qui compare ce chiffre à celui de l‘Allemagne qui est de 1,6 milliard de cigarettes, et cède 3,5 milliards pour la Grèce.
7,26 milliards d’euros de recettes en moins pour l’État
Entre la mise en application, depuis mars 2024, de la directive européenne par la France qui a acté la levée des restrictions d’achat de tabac en provenance des pays de l’Union européenne, et des ventes en recul de 8 % en 2023 pour les buralistes, l’État lorgne de plus en plus sur le marché parallèle du tabac, qui s’élève, selon l’étude, à « 7,6 milliards d’euros sur l’année 2023, dont 2,7 milliards d’euros sont directement liés à la contrefaçon ».
Pour le président de Philip Morris France, Xavier Puech, le constat est clair : « en tentant de rendre la cigarette légale inaccessible économiquement, les hausses répétées des taxes ont fait basculer les fumeurs dans le système D ». Il ajoute : «axer la politique de lutte contre la cigarette uniquement sur les taxes se révèle contre-productif, non seulement pour les fumeurs, mais aussi pour les finances publiques et les revenus des buralistes. »
Ce dernier appelle les pouvoirs publics à revoir leur copie, notamment en axant davantage la lutte contre la cigarette et le tabac sur les produits alternatifs, reconnus comme étant moins nocifs pour la santé.







