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​Des taxis volants pour les Jeux olympiques 2024 de Paris


Clarisse Rosius
Jeudi 1 Octobre 2020




La RATP et la région Île-de-France espèrent pouvoir lancer en démonstration des taxis volants à l’occasion des Jeux Olympiques de 2024. Tandis que le lancement véritable est lui prévu pour 2030.


Creative Commons - Pixabay
Imaginés et mis en scène de nombreuses fois dans les films de science-fiction, les taxis volants pourraient finalement voir le jour dans quelques années. Et cette fois, l’annonce n’est pas issue d’un start up qui veut faire parler d’elle pour lever des fonds, mais de la RATP et la région Île-de-France. « La région Île-de-France a annoncé ce mercredi que des tests en situation réelle débuteront à partir de juin 2021 à l'aérodrome de Pontoise-Cormeilles-en-Vexin (Val d'Oise), situé à 35 kilomètres au nord de Paris. En ligne de mire : les Jeux olympiques de 2024, où un démonstrateur pourrait être inauguré. C'est le véhicule électrique à décollage vertical VoloCity, du constructeur allemand Volocopter, qui a été choisi pour réaliser les premières expériences en Île-de-France. A mi-chemin entre un hélicoptère et un drone, l'appareil peut transporter deux personnes dont un pilote. L'engin est équipé de dix-huit moteurs et neuf batteries, de quoi générer une poussée lui permettant d'atteindre une vitesse de croisière de 100 kilomètres par heure, avec une autonomie de 35 kilomètres (soit une quinzaine de minutes de vol) » nous apprend LCI.
 
Avec cette solution électrique et donc non émettrice de CO2, les navettes volantes répondraient en plus aux exigences environnementales. Mais si les premiers tests puis les essais sont annoncés avec l’objectif d’un lancement complet en 2030, il y a encore beaucoup de pas à franchir pour y parvenir. Il faudra une certification des agences de sécurité, régler les questions de survol de la ville et les éventuelles pollutions sonores que vont poser des atterrissages en ville.
 
« Objectif atteignable ou pas ? La technologie de ces appareils à décollage vertical est en tout cas pratiquement au point. Mais c'est tout l'environnement qui reste à créer, et les obstacles sont encore nombreux : il faut bâtir une législation adaptée, un service de gestion de ces vols à basse altitude et dans des zones urbanisées, en créant des "routes" mais aussi faire face aux riverains qui se plaindront du bruit de ces grands ventilateurs, qui voleront à une altitude comprise entre 400 et 500 kilomètres » note la chaine d’infos.


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