Actu

​Le magasin de luxe Colette ferme ses portes


Clarisse Rosius
Mercredi 12 Juillet 2017




L’emblématique magasin de luxe Colette a annoncé sa fermeture à la fin de l’année. Le concept store de luxe à la française a fêté ses vingt ans cette année mais justement Colette Rousseaux, qui l’a lancé, a expliqué qu’il était temps d’arrêter.


ILD
Colette c’est plus qu’un magasin pour les fans de la mode et du luxe à la française, c’est une institution. Après vingt années d’existence rue Saint Honoré à Paris, la boutique va pourtant fermer ses portes a-t-elle annoncé sur les réseaux sociaux. « Colette Roussaux arrive à l’âge où il est temps de prendre son temps, or colette ne peut exister sans Colette » avance la boutique, ajoutant «  toutes les bonnes choses ont une fin ».

Tout a commencé en mars 1997 quand Colette Rousseau lance la boutique et devient très vite célèbre par les choix de produits toujours à la pointe mais dans tous les domaines : vêtements, culture, technologies. Au fil des ans, le magasin est passé du statut de boutique branchée à institution, au point de fêter ses vingt ans ce printemps au Musée des Arts décoratifs.

« Colette Roussaux, qui œuvrait avec sa fille Sarah Andelman, fut aussi pionnière des collections capsules et a fait connaître nombre de marques de mode comme Raf Simons, Proenza Schouler ou Mary Katrantzou. Elle fut aussi la première à ouvrir un bar à eaux, au sous-sol du magasin. Des discussions sont actuellement en cours avec Saint Laurent, propriété de Kering, pour la reprise de la boutique et de ses salariés » rapporte Le Monde. Il faut dire qu’il y a un enjeu tout particulier pour l’éventuel repreneur : en 2016 les ventes de la boutique avaient été de la bagatelle de 28 millions d’euros. Mais Colette sans Colette, on voit mal comment la boutique pourrait garder le même prestige sans les choix de la fondatrice.  « L’attractivité de colette a été telle que nombre de griffes se sont installées après elle dans cette portion de la rue Saint-Honoré, près des Tuileries, faisant grimper les prix de l’immobilier » précise le quotidien français.


Dans la même rubrique :