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​Taxis volants : accessibles technologiquement vont-ils trouver un public ?


Clarisse Rosius
Mardi 2 Juillet 2019




Les projets de navettes volantes urbaines se multiplient. Mais si la technologie et l’intégration dans la circulation des villes semble à portée de main, la question centrale reste l’acceptation et l’engouement du public.


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Le fait que la RATP annonce qu’elle travaillait sur un projet de ce type en partenariat avec Airbus a changé la donne. Beaucoup d’autres sociétés travaillent depuis des années sur des projets de taxis volants ou de navettes aériennes du futur. Mais le fait que la société de transports publics l’envisagent a donné un virage beaucoup plus concret et imminent à une idée qui a longtemps été cantonnée à la Science-fiction.
 
Dans un article complet à ce sujet, La Tribune donne un tour d’horizon complet des projets qui sont développés par Uber (avec Bell et Safran), la RATP (avec Airbus) ou les vertiports envisagés par ADP pour accueillir les taxis du futur. Mais l’article montre surtout que l’imminence de ce moyen de transport ne dépend pas des caractéristiques technologiques.
 
D’abord, il y a la question de la réglementation, des autorisations nécessaires et des conditions d’intégration dans les villes. Car s’il n’y a pas d’hélicoptères ou d’appareils volants au-dessus de nos villes c’est largement pour des questions de sécurité et de réglementation. D’autant qu’avec les menaces terroristes et une vigilance accrue autour de nombreux sites sensibles, le casse-tête réglementaire pourrait être difficile à résoudre. Un taxi volant détourné près d’une gare ou d’un aéroport, ce pourrait bien être un cauchemar pour les autorités. Et plus on parle de transport à destination du public avec des pilotes qui se multiplient, plus le risque de détournement et d’instrumentalisation serait important.
 
Autant de questions auxquelles le grand public est de plus en plus conscient. Or l’opinion publique et les envies des populations seront clés dans le développement des transports urbains aériens. Conscients des risques et inquiets des nuisances que cela pourrait causer, est ce que l’envie de vivre dans un roman de science-fiction l’emportera ? Sans véritable engouement, le service restera réservé aux plus riches et ne sera pas tellement différent des taxis hélicoptères.


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