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​Terrorisme et faits divers : protéger nos enfants des horreurs qui font l’actualité


Clarisse Rosius
Mardi 20 Octobre 2020




Alors que l’actualité macabre s’invitent jusque dans les cours de récréation, les parents doivent avoir des astuces pour parler naturellement des sujets horribles et déminer des blocages ou traumatismes par rebond.


Creative Commons - Pixabay
Il faudrait vivre dans une grotte pour passer à côté de l’actualité. Alors que les journaux, les radios, les télévisions et même les conversations ont rabâché en continu la sordide actualité, il faut avoir des repères pour protéger nos enfants. Ainsi de la même manière qu’il faut avoir des réponses rassurantes concernant le Covid-19 et les microbes, les faits divers ou attaques terroristes ne doivent pas faire perdre les moyens.
 
Car si l’on croit avoir protégé ses enfants d’une actualité horrible, la cour de récréation ou des conversations entre adultes révèlent souvent une autre réalité. Et il faut donc connaitre ses enfants et les spécificités de chaque âge. « Pour Geneviève Djenati, psychologue clinicienne et psychothérapeute du couple et des familles, la réaction dépend d’abord de l'âge. En dessous de 6 ans, l'enfant calque ses émotions sur celles de ses parents. S’il les sent angoissés, il va absorber la peur comme une éponge. Jusqu’à 9 ans, les petits ont surtout besoin de se sentir protéger. Ils peuvent croire que les événements sont proches et que « ça va [leur] arriver ». À partir de 9 ans, ils « expriment leur révolte et jugent eux-mêmes les événements » » explique Madame Le Figaro
 
Dans un article publié en 2016 et remis à jour après l’assassinat de Samuel Paty, le magazine pose les bonnes questions. « Il serait négatif de vouloir tout contrôler pour la simple et bonne raison que les enfants seront peut-être exposés à des images ou que le thème sera abordé à l’école. L’important est de le laisser échanger avec les autres, partager son point de vue et se libérer. Par ailleurs, face à ces événements exceptionnels, des moments de paroles sont souvent organisés au sein des classes. « Face aux images, il est primordial de lui demander de les décrire, ce qu'il en a compris et ce qu'il en pense ». » D’autant que le pire scénario est toujours que l’enfant ait vu ou entendu des choses mais ne veuillent pas en parler aux parents.


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